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Combien de fois avez-vous lu ou entendu « Une crise du recyclage au Québec » au cours de la dernière année? Ce type de gros titre sensationnaliste pouvait laissait entendre qu’il y avait un problème avec notre système de collecte sélective. Qu’ici, on ne faisait pas les choses de la bonne façon. Alors qu’au contraire, les effets de la fermeture des marchés chinois se sont fait sentir partout à travers le monde et c’est l’industrie entière qui fut touchée. Au Québec, la majorité des centres de tri québécois s’en sont bien sortis. Mais regardons comment cela s’est vécu dans d’autres régions du globe.

Aux États-Unis :
L’implantation par les autorités chinoises du Green Fence en 2013, du National Sword en 2018 et des nouvelles normes de qualité qui les accompagnent ont eu un impact mondial. Il n’est donc pas étonnant de voir d’autres centres de tri, comme Tricentris l’a fait cette année, se munir de nouveaux équipements permettant de produire une meilleure qualité et ultimement, répondre aux standards. Meaghan Johnson, directrice marketing pour Lakeshore Recycling Systems, nous raconte « qu’en plus de réduire la vitesse de notre procédé de traitement, nous avons installé un lecteur optique pour les fibres ainsi que le nouveau robot trieur évolutif samurAI de Machinex ». Lors de leur plus récente évaluation, ils ont obtenu un taux de rejets de 1 % dans leurs fibres. Ce centre de tri de Chicago traite près de 90 000 tonnes de matières recyclables par année et doit vendre ses ballots presque aussi vite qu’ils sont produits puisque l’espace d’entreposage sur place y est très limité. Avec les marchés restreints de la dernière année, ils ont donc été contraints de laisser aller de la matière à une très faible valeur.

En France :
La fermeture des marchés chinois s’est également fait ressentir sur les fibres mixtes produites en France car avant le National Sword, 75 % de leur production prenait cette direction. Bien que les papetières locales aient accepté de prendre un peu plus de matières que d’habitude, elles ont aussi exigé une meilleure qualité. La matière a donc dû être mieux triée ou retriée. Monsieur Thierry Oudart, consultant dans le domaine de la valorisation en France depuis 10 ans, explique que « plusieurs mois furent nécessaires pour écouler la matière de moins bonne qualité qui était accumulée et, comme elle se dégrade après une trop longue période entreposée à l’extérieur, l’excédent a dû être envoyé vers des sites de compostage ou d’incinération. » De plus, ils ont aussi dû composer avec la compétition et monsieur Oudart avoue que les quelques recycleurs asiatiques qui importent encore des fibres mixtes leur ont bien souvent préféré la matière provenant du Québec en raison de sa meilleure qualité.

En Australie :
Il existe en Australie de bons marchés locaux pour le carton, le PET et le HDPE, de même qu’un petit marché pour les fibres mixtes, quoique loin d’être suffisant pour répondre à l’offre locale. Les centres de tri australiens expédiaient donc leurs surplus de fibres mixtes ainsi que leurs plastiques mélangés en Chine. « Depuis le National Sword, les frais de traitement ont augmenté de 70 $ à 100 $ la tonne. Des programmes d’aide financière, totalisant plusieurs millions de dollars, ont été mis en place par le gouvernement afin de réduire l’impact sur les ménages et donner le temps à l’industrie de s’adapter », nous confie monsieur Garth Lamb, président de la WMAA (Waste Management Association of Australia). En plus de nombreux investissements dans les centres de tri pour améliorer la qualité des produits, l’objectif politique est d’encourager davantage les développements locaux pour le conditionnement, la transformation et l’utilisation de ces produits recyclés. Certes, ces nouveaux marchés ne pourront être créés du jour au lendemain, mais ils représentent la solution privilégiée par l’Australie pour ne plus se retrouver dans ce genre de situation.

En conclusion, on y apprend que non seulement la fermeture des marchés chinois a frappé partout, mais que le Québec, grâce à sa qualité, s’en sort très bien. L’ajout d’équipements pour améliorer la qualité s’est avéré une stratégie gagnante et tous se tournent vers le développement des marchés locaux.  Alors rien de sert de blâmer notre système de collecte sélective, qui, au final, performe. Et en prenant le recul nécessaire pour avoir une vue d’ensemble, peut-on maintenant arrêter de parler d’une « crise du recyclage au Québec »?

Publié le 18 décembre 2018

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