check icon

Tonnage traité depuis notre ouverture

5270529

tonnes
de matières

Partagez Bannir les sacs de plastique : pari réussi à Mascouche

Tout comme la Ville de Montréal qui, dès le début de l’année interdisait l’utilisation de sacs de plastique à usage unique, la Ville de Mascouche a joint le mouvement. Dès le 22 avril suivant, Jour de la Terre, le conseil municipal a donc entériné un règlement relatif à la distribution des sacs d’emplettes sur son territoire.

Contrairement à la métropole, où les sacs de plastique d’une épaisseur de 50 microns et moins ont été bannis, la nouvelle réglementation de Mascouche interdit tout ce qui est sous les 101 microns. « Nous avons décidé d’y aller un peu plus férocement en abolissant les sacs de 100 microns et moins. Cette décision avait plus de sens pour les citoyens qui, sinon, craignaient que ce changement ne serve à rien puisque les commerçants pourraient facilement décider d’offrir des sacs un peu plus épais, à 51 ou 52 microns » explique madame Catherine Grenier, technicienne en environnement à la Ville de Mascouche.

Pour vous donner une idée, un sac d’épicerie à 0.05 $ comme on les connaît a une épaisseur d’environ 25 microns. Pour un sac de plus de 100 microns, pensez aux gros sacs résistants en plastique épais comme on peut retrouver chez Sports Experts, et doublez-le!

Pour assurer une transition réussie, tous les commerçants ont été informés par écrit de la mise en place prochaine de ce nouveau règlement et invités à participer à l’une des séances d’information organisées par la Ville. Mais surtout, la Ville a octroyé aux commerçants une période d’adaptation d’un an. Ce n’est donc qu’à partir d’avril 2019 que des amendes pourraient être émises en cas de non-conformité. Durant l’été, une ressource supplémentaire fut également engagée à temps plein au sein de la Brigade verte pour rencontrer les commerçants et les accompagner dans ce changement. Ce nouveau brigadier a pu, entre autres, proposer des solutions alternatives en fonction des besoins du commerce et même offrir des suggestions de fournisseurs. Puis, inspirés par la campagne de communication de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), des outils de communication tels que des affiches, des autocollants et des macarons étaient disponibles pour permettre aux commerçants de bien aviser leurs clients. Madame Grenier ajoute que « c’était vraiment important de soutenir les commerçants et de collaborer avec eux pour s’assurer qu’ils ne se sentent pas abandonnés dans ce processus».

Alors qu’il reste encore quelques mois à la période transitoire, 292 des 397 commerces de Mascouche sont déjà conformes à la nouvelle réglementation. De ces derniers, 191 ont décidé de ne plus offrir de sacs du tout, alors que les autres ont opté pour des sacs réutilisables ou en papier.

« Les citoyens ont grandement applaudi cette initiative et les commerçants l’ont accueilli de façon très favorable. La période de grâce entre la présentation du règlement et son imposition a été la clé du succès pour nous et je recommanderais fortement cette méthode à ceux qui souhaitent se lancer dans un projet semblable. La force du nombre compte pour beaucoup; plus il y a de villes qui embarqueront dans le mouvement, plus il sera facile de faire adhérer la population et les commerçants à cette nouvelle réalité soit d’un monde sans sac de plastique!» conclut madame Grenier.

Lorsqu’on sait que, chez Tricentris, nous recevons près de 75 000 sacs de plastique par heure, nous ne pouvons que saluer cette initiative. Bravo!

Publié le 18 décembre 2018