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Partagez Bannir les sacs de plastique : une option gagnante pour tous

Êtes-vous pour ou contre le bannissement des sacs de plastique minces? Chez Tricentris, nous pensons qu’il s’agit d’une excellente idée! Initialement, les sacs minces étaient ciblés par le bannissement à cause de leur volatilité et leur éparpillement dans l’environnement. Plusieurs autres raisons motivent ce geste pour un gestionnaire de centres de tri!

Les sacs de plastique représentent un grand défi lors des opérations de tri car ils se coincent dans les équipements. Cela nécessite des arrêts de production et l’enlèvement des sacs enroulés à différents endroits dans la chaîne de tri. Plus important encore, les sacs de plastique enchevêtrés entre les papiers et les cartons sont difficiles à extraire et leur présence dans les fibres en affecte la qualité. Ils constituent donc une source de contamination. Étant donné la conjoncture actuelle où la qualité des fibres doit être exemplaire pour qu’elles puissent être écoulées sur les marchés, Tricentris ne peut que se réjouir du mouvement de bannissement des sacs de plastique.

Autre aspect de taille, les recycleurs de sacs de plastique déposés dans les bacs de récupération ne courent pas les rues. Pour Tricentris, cela signifie qu’il faut parfois entreposer les ballots de sacs plusieurs mois avant de trouver preneur. Actuellement, nous avons plus de 500 ballots de sacs de plastique sont entreposés.

Les sacs de plastique en chiffres chez Tricentris

    • 27 890 sacs triés à l’heure dans nos trois centres de tri
    • 76 937 000 sacs triés par année
    • 995 $/t en coûts pour trier les sacs de plastique
    • 0 $/t de revenus sur le marché du recyclage
    • 68,16 $/t/an pour entreposer les ballots en attente d’être recyclés

 

L’étude sur le cycle de vie de différents sacs d’emplette, diffusée par RECYC-QUÉBEC en décembre dernier, en a surpris plusieurs. Les sacs de plastique ont obtenu la meilleure cote comparativement aux autres sacs étudiés. Ils arrivent au premier rang lorsqu’on considère le cycle de vie global, de la production jusqu’à l’élimination du sac. Par contre, le rapport confirme que les sacs visés par le bannissement présentent le pire score en ce qui concerne l’abandon dans l’environnement. Leur dégradation très lente, à la source de la persistance du plastique (polyéthylène) dans l’environnement, risque de nuire aux territoires sensibles à cette problématique.

Tricentris salue l’initiative de la ville de Montréal, qui ne fait pas marche arrière malgré les résultats de cette étude. Le bannissement est maintenu et les commerces ont jusqu’au 5 juin 2018 pour mettre en application le règlement. Par la suite, les contrevenants pourraient se voir imposer des amendes allant jusqu’à 2000 $ pour la première fois, et 4000 $ advenant une récidive.

À Brossard, où le bannissement est en vigueur depuis septembre 2016, la ville dresse un bilan positif de la mesure à laquelle 96% des commerçants se sont conformés jusqu’à présent.

Tricentris estime donc que le bannissement des sacs de plastique s’impose. Il s’agit d’un choix gagnant pour tous! Les villes pionnières en ont démontré la faisabilité et d’autres s’apprêtent à emboîter le pas. Nous les félicitons!

Pour consulter : les faits saillants RECYC et le rapport final CIRAIG

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