check icon

Tonnage traité depuis notre ouverture

5186639

tonnes
de matières

Partagez Édito – août 2019

fred

Un peu d’indulgence…

 

Voilà maintenant presque deux ans que le marché des matières recyclables se referme. À l’automne 2017, les recycleurs chinois ont cessé d’importer des ballots de papier et depuis ce temps, on saute à pieds joints sur le dos des centres de tri, sur la qualité de leurs produits.

Pourtant, à quelques exceptions près, les centres de tri québécois sont déjà performants en termes de qualité et s’en sortent bien. Chez Tricentris, nous avons réussi à produire des ballots de fibres avec moins de 1 % de contaminants. Notre consœur de Québec, Société VIA, est probablement l’organisation qui produit la meilleure qualité de la province. Sani-Éco à Granby, a été le premier centre de tri à accueillir deux robots trieurs dotés d’intelligence artificielle. Du côté d’EBI Environnement à Joliette, un lecteur optique de fibres pour améliorer la qualité était installé avant même la fermeture des marchés chinois. Le centre de tri de Thetford Mines est un modèle d’efficacité et un fleuron parmi les entreprises adaptées. Je ne les nommerai pas tous, mais d’autres centres de tri ont aussi investi et amélioré leur qualité et tiennent le coup dans cette période difficile. Or, ceci n’aura pas empêché de mettre au pilori un des maillons de la chaine de valeur qui pourtant, a rempli sa part du contrat social.

Actuellement les centres de tri font face à des défis qui dépassent la norme. Vous avez tous entendu parler des restaurants rapides qui ferment, faute de main-d’œuvre. Nous n’échappons pas à cette pénurie. À cela s’ajoutent d’autres difficultés comme celle d’assurer un centre de tri. Les assureurs se retirent de ce marché et en fait, même si cette année notre prime a quintuplé, le principal défi fut tout d’abord de trouver un assureur.

Certes, les marchés demeurent notre plus gros défi. Quoi qu’en disent les pseudos experts, ce n’est pas une question de qualité. Ça ne l’a jamais été. Car on le voit aujourd’hui : même avec la meilleure qualité du monde, les marchés continuent de se restreindre. Partout à travers le monde, des centres de tri ferment et des villes cessent leur collecte sélective. Ceux qui restent se battent pour obtenir les quelques commandes que prend l’Inde. Les moulins du Vietnam ont été achetés par des japonais qui sont devenus pratiquement des fournisseurs exclusifs. L’Indonésie croule sous les ballots et ne peut guère prétendre à régler le problème du monde.

À ce stade, je pense aux quelques 1 200 employés des centres de tri du Québec qui voient leur industrie critiquée et trainée dans la boue. Alors que ce qu’ils font est bon pour l’environnement et que surtout, la qualité de leur travail n’est pas en cause dans ce qui arrive. Il y a pire que de trier des matières en pleine canicule et dans des odeurs douteuses. C’est de le faire du mieux possible, sans jamais satisfaire personne.

Frédéric Potvin,
Directeur général

Green ta vie_1

Partagez Série Green ton bac!

Visionnez les courtes capsules vidéos de la série Green ton bac et découvrez une foule de renseignement sur les bonnes pratiques de la récupération.