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 Je me choisis!

Par Frédéric Potvin, Directeur général

ÉditoOui! Après 25 ans, je prends ma retraite. Pas à la demande de quelqu’un ni pour des raisons plates comme la maladie, mais bien parce que je me choisis. Je pars en parfaite santé et heureux… Heureux mais en pleurant ma vie. Parce que je dois aujourd’hui faire le deuil de ce chapitre majeur de ma vie, celui de directeur général de Tricentris, qui aura duré 25 ans.

Tant de bons souvenirs, tant de gens merveilleux rencontrés ici et ailleurs! Des projets, de la croissance, des crises, des joies, des pleurs, la vie quoi!

Je pensais quitter plus tôt mais je me devais de participer au tout dernier changement majeur de l’entreprise, soit son nouveau statut de coop. C’était la façon, pour moi, de mettre Tricentris à l’abri. Un jour, Richard Desjardins a dit que la société avait la mauvaise habitude de socialiser les pertes et de privatiser les profits. Et chez Tricentris, nous nous sommes toujours battus pour que ça ne soit pas le cas. Pour faire, en fait, l’inverse : socialiser les profits et privatiser les pertes.

Si un jour on me demande de quoi je suis le plus fier, je répondrai alors que c’est la relation qu’a eue Tricentris avec ses 300 employés. Ce fut, depuis toujours, au cœur de mes préoccupations. Il faut beaucoup d’empathie pour faire ce travail. Du moins pour comprendre que ces gens travaillent vraiment fort. Et, être sacré employeur de l’année lors du gala de la Chambre de commerce et d’industrie d’Argenteuil en mai dernier est venu mettre la cerise sur le sundae. Il y a 25 ans, j’ai embauché 11 employés émanant d’un programme de lutte contre la pauvreté, pour débuter nos opérations. Aujourd’hui, nos trieurs ont des assurances collectives, des REER, un salaire plus que respectable et des bonis substantiels. Leurs conditions de travail auront progressé au rythme de l’entreprise.

Évidemment, je suis aussi fier de la place que l’on occupe en sensibilisation. Nous voulions devenir notre propre média et nous y sommes parvenus. Et je ne peux passer sous silence qu’un jour, un conseil d’administration a eu l’audace de lancer le projet de transformation du verre pour lui donner une plus-value. Je suis fier de ces éléments qui font de Tricentris l’entreprise qu’elle est aujourd’hui.

Certes, j’ai déplu à certains et j’en ai froissé d’autres. Mais n’est-ce pas le propre de la croissance entrepreneuriale? De toute façon, je ne suis pas du genre à avoir beaucoup de regrets.

Si j’en avais un, ça serait d’oublier de remercier du fond du cœur tous ceux qui m’ont fait confiance. Lorsque l’on bénéficie de la confiance des gens qui nous entourent, on devient notre propre limite, on devient soi-même, on s’épanouit. On est heureux et on reste 25 ans au même endroit.

Enfin, je remercie les deux femmes que j’ai côtoyé le plus dans ma vie! (Oui, j’en ai deux!) Ma conjointe, Mireille, qui m’a toujours soutenu dans les moments difficiles. Et Sophie, mon adjointe exécutive, que vous connaissez et qui elle aussi, m’a appuyé et surtout enduré, durant si longtemps. Sans elles, je serais parti depuis bien longtemps!

J’ai beaucoup d’admiration pour tous mes employés qui triment dur. Ils ont Tricentris tatoué à la bonne place et continueront sans aucun doute à me rendre fier et à faire reluire cette organisation sans pareille.

Plusieurs me reprochent la quantité de point d’exclamation que j’utilise dans mes textes. Bien c’est un peu la manière dont je perçois ma vie professionnelle.
Un point d’exclamation!

Publié le 25 août 2022
Article tiré du Tricentris Express d’août 2022. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet.