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Tonnage traité depuis notre ouverture

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tonnes
de matières

Partagez Édito – juin 2021

FPotvin

Enfin une embellie des marchés!

Ça y est, la crise des marchés est derrière nous. Les matières vendues par les centres de tri étant de la matière première, pas étonnant de les voir suivre la tendance lourde que connaissent, par exemple, le bois ou le pétrole.

Pour vous donner une idée, la valeur de notre tonne relative était à son apogée en février 2017, après 20 ans d’opération, à 182 $. Aujourd’hui, elle se situe à 211 $. Il s’agit donc d’un nouveau record de prix.

Certaines de nos matières, tel que le HDPE (le plastique #2) atteint lui aussi de nouveaux sommets avec un prix de revente supérieur à 1300 $/tonne. C’est autant que la valeur moyenne de l’aluminium!

Toutefois, notre situation générale n’est pas aussi enviable qu’en 2017. Nous assistons depuis ces quatre dernières années à une forte augmentation des coûts d’opération. Par exemple, les coûts d’assurances ont grimpé de 800 000 $ en 2017 et sont demeurés similaires depuis. Depuis le début de l’année, n’ayant plus de salaire sous la barre des 15 $ / heure chez Tricentris, 740 000 $ supplémentaires sont requis annuellement pour opérer. La nouvelle règlementation concernant le traitement salarial des employés d’agences, jumelée aux augmentations salariales, nous coûte 2,4 millions $ de plus qu’en 2017. À eux seul, c’est trois postes de dépenses comptent pour 4 millions $ par année, soit l’équivalent de près de 20 $ la tonne triée. Et, plusieurs autres postes de dépenses ont également connu des augmentations importantes. Tout ça pour souligner que trier coûte de plus en plus cher.

Afin de réduire notre dépendance à des prix de marchés trop haut, la recherche et développement envers des équipements plus performants sera accélérée et nous étudierons des projets qui améliorent la qualité tout en diminuant l’effort de nos employés. Pour ce faire, le conseil d’administration a demandé aux directeurs d’usine des propositions allant en ce sens. La direction que prennent les marchés nous permettra d’affronter la pénurie de main-d’œuvre le couteau entre les dents.

La crise des marchés en 2019, la crise pandémique en 2020 et maintenant, la crise de la main-d’œuvre. Nous avions vraiment besoin d’une pause pour respirer un peu et cette embellie des marchés vient à point. J’ose imaginer une année sans crise, avec de bons marchés. Imaginez si tous les efforts déployés depuis trois ans avaient pu être investis exclusivement dans l’amélioration du tri! Ça fait rêver… Et rêver… Ça fait du bien…

Frédéric Potvin,
Directeur général

Publié le 14 juin 2021
Article tiré du Tricentris Express de juin 2021. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet.