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FPotvin

Comment ça va chez nous?

Par Frédéric Potvin, Directeur général

Je présume que la plupart d’entre vous connaissez un restaurant qui a fermé faute de main-d’œuvre ? Que certains d’entre vous attendez une pièce pour réparer votre voiture ou rénover votre maison ? Que vous vivez des problèmes d’approvisionnement au travail ? Ou que, tout simplement, certaines tablettes de votre supermarché favori sont vides. Et si, au vu de tout cela, vous vous demandez comment se porte votre centre de tri, sachez que votre question est plus que légitime !

Tout d’abord, parlons main-d’œuvre. Il nous manque beaucoup d’employés, cadres et non-cadres. Au total, 90 dans nos 4 usines et notre siège social. Les postes les plus difficiles à combler sont ceux de mécaniciens, d’opérateurs et de chefs d’équipe. Pourtant, nos salaires sont au-dessus de la moyenne et notre service des ressources humaines trime dur pour prendre soin de toute l’équipe. Le prix Employeur de l’année que nous avons gagné récemment en témoigne. Pourtant, c’est grâce aux employés qui se portent volontaires pour donner un coup de main à une usine sœur que nous arrivons à opérer. Car ce sont des postes pour lesquels l’expérience a une grande valeur ; ce sont eux qui pilotent les usines, qui dictent le tempo. Je n’ose imaginer les impacts de cette pénurie dans des entreprises, disons, moins à l’écoute de leurs employés.

Au chapitre des approvisionnements, ce n’est pas plus rose. Nous augmentons nos inventaires de pièces afin de pallier aux difficultés. Les pièces électriques sont difficiles à obtenir et les rumeurs de rupture de stock nous incitent à entreposer des courroies de convoyeurs. Nous devrons peut-être même changer un compacteur puisque les pièces pour le réparer ne seront disponibles que l’an prochain !

Le transport est également un secteur d’activité qui souffre énormément: manque de chauffeurs, manque de camions et, puisque l’économie roule à plein, demande accrue. Et nous dépendons directement du transport pour déplacer les 215 000 tonnes traitées annuellement. Nos ventes sont devenues un véritable casse-tête de même que la gestion des inventaires de produits finis, faute de transport.

Ensuite, il y a les fournisseurs de services spécialisés. Pour faire installer un équipement tel un séparateur, il faut compter au moins un an d’attente. Les réparations tardent et sont faites au gré des employés disponibles chez nos fournisseurs. Plus que jamais, les partenariats de longue date sont essentiels et les contrats valent de l’or.

Disons que nous avons connu des jours plus heureux, plus faciles. Ce sont-là des défis majeurs auxquels nous faisons face et tous ces écueils créent une certaine frustration. Les projets ne se déroulent pas au rythme voulu et demandent plus de temps et de ressources, que nous n’avons pas… Un véritable cercle vicieux ! Par chance, nos finances vont bien, nos employés sont fidèles, dédiés et compétents et je n’entrevois pas de rupture de service pour l’instant. Cet édito n’est pas rassurant, me direz-vous. Certes, mais c’est la situation actuelle. Et comme toujours, vous le savez, nous nous relevons les manches et mettons tout en œuvre pour trouver des solutions et continuer d’offrir le meilleur service possible.

Publié le 13 juin 2022
Article tiré du Tricentris Express de juin 2022. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet