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Édito – février 2020

fred

Tricentris pour la REC

Il y a pas mal de modernisation dans l’air. Avec l’annonce de la réforme (voir la une), le gouvernement répond à la pression populaire. Fondé sur le principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP), ce projet vient mettre en lumière l’importance des différents maillons de la chaîne du recyclage.

Mais dans cette annonce, on a oublié un maillon important et ce chaînon manquant, c’est le consommateur. Aussi vertueux seront les centres de tri, les organismes mandatés, les municipalités et les gouvernements, jamais ils n’arriveront à atteindre les objectifs si le consommateur ne fait pas partie de l’équation et n’est pas lui aussi, appelé à se moderniser et à changer ses habitudes de consommation. On veut vendre local. Tout le monde désire que les centres de tri vendent local. Mais le premier responsable, n’en déplaise aux enfants-rois que nous sommes devenus, c’est le consommateur.

Actuellement, on vend notre fibre en Chine par l’intermédiaire de l’Inde. Et elle nous revient sous forme d’emballages dans nos magasins grande surface et de produits ornant notre quotidien, nos maisons, nos bureaux. On pourra dire ce qu’on voudra, mais le fait est que c’est de l’économie circulaire. Tout est une question de grandeur de cercle.

Mais ce cercle, il faut le réduire. Et qui peut le faire? Le consommateur en nous tous. Nous pourrons vendre localement lorsqu’on consommera localement.

On parle de performance de centres de tri, j’en suis. On parle de traçabilité, je suis pour. L’écoconception, hourra! Beaucoup de premières pages de quotidiens sur le sujet. Mais à quand des premières pages sur la consommation locale?

Quand on se donne la peine, en tant que consommateur, d’acheter local, alors là, notre geste devient environnemental et économique. Il faut arrêter de penser qu’à eux seuls, les centres de tri, les organismes mandatés et les gouvernements pourront le faire pour nous. Nous devons changer. Et changer, j’en conviens, c’est difficile.

Commençons par un petit geste. Le papier à main, le papier hygiénique ou encore les papiers mouchoirs fait de fibres recyclées par exemple. Martelons le message, encore et encore…

À voir le temps et l’effort que le milieu de l’agriculture met pour convaincre les gens d’acheter local, à voir toute cette montagne à franchir, commençons tout de suite. Il n’y a pas de temps à perdre. Producteurs, centres de tri et recycleurs travailleront ensemble dans la même direction. Mais après la REP, à quand la responsabilité élargie des consommateurs???

Frédéric Potvin,
Directeur général

Article tiré du Tricentris Express de février 2020. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet.

Bacs bleus

Retour sur l’annonce de la réforme du système de collecte sélective

Le 11 février dernier, le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, monsieur Benoit Charette, a annoncé une modernisation du système de la collecte sélective. Cette modernisation propose que les entreprises qui mettent en marché des contenants, des emballages, des imprimés et des journaux soient responsables de leurs produits à chaque étape de leur cycle de vie. Il s’agit d’un principe déjà connu comme la Responsabilité élargie des producteurs, la REP. Afin de s’assurer de l’atteinte des objectifs de ce nouveau système de collecte sélective, un organisme reconnu par RECYC-QUÉBEC en assurera la gouvernance. Évidemment, plus de précisions suivront quant à l’impact de cette réforme sur le quotidien des centres de tri lorsque le plan de la modernisation sera défini.

Pour le moment, notons, parmi les objectifs de récupération et de recyclage fixés par cette modernisation, l’importance qui sera accordée à la qualité. En instaurant ainsi des critères de qualité communs à tous les centres de tri, des situations comme celle que nous avons vu à Montréal ne se produiront plus. Une telle standardisation aura pour effet de mettre tous les centres de tri sur un pied d’égalité concurrentiel. En travaillant tous dans la même direction et avec les mêmes exigences, les centres de tri du Québec pourront être reconnus, localement et mondialement, pour la qualité des matières produites et la constance de cette qualité.

Il en ressort également un souci de trouver des débouchés locaux. Même si c’est déjà le cas chez Tricentris pour le carton, le verre, le métal, le plastique et certaines catégories de papier, l’objectif demeure ultimement de tout vendre localement. Les centres de tri pourront ainsi être moins captifs des marchés d’exportation et nos recycleurs locaux, moins dépendants des importations. Les ventes locales entraîneront aussi la traçabilité des matières, permettant ainsi de savoir où est acheminée la matière et en quoi elle sera transformée.

Bien sûr, Tricentris souscrit aux enjeux de qualité et de marchés locaux inclus dans cette réforme annoncée puisque ces principes guident déjà les décisions et les actions de l’organisme.

Un autre volet intéressant proposé par la responsabilité élargie des producteurs est celui de l’écoconception. Il est normal de vouloir améliorer les centres de tri et développer les marchés locaux. Mais encore faut-il que les produits qui se retrouvent en magasin puissent faire partie de cette grande roue qu’est le recyclage. En s’assurant que les contenants, les emballages et les imprimés soient fabriqués de matières acceptées par la collecte sélective et surtout, pour lesquelles il y a des débouchés, nous ne pouvons pas faire fausse route. Exiger qu’un pourcentage de contenu recyclé soit utilisé lors de la production des contenants, emballages et imprimés contribuera également à faire tourner cette roue.

Ces mesures, illustrant une volonté d’hausser le taux de recyclage, démontrent également un besoin primordial de participation et d’implication de la part de tous les acteurs de l’industrie, du début à la fin de vie d’un contenant, d’un emballage ou d’un imprimé. Tricentris est évidemment pour l’amélioration de la collecte sélective au Québec et de ce fait, mettra son expertise au service de la communauté et collaborera avec toutes les instances et parties prenantes au projet.

Publié le 26 février 2020
Article tiré du Tricentris Express de février 2020. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet.