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tonnes
de matières

Lecteur optique

Nos lecteurs optiques repensés

Nos équipes sont constamment à l’affût d’idées permettant d’améliorer nos processus et la qualité des matières produites. C’est justement dans cette lignée que deux projets sont actuellement en branle afin d’augmenter l’efficacité des lecteurs optiques à l’usine de Terrebonne et de Gatineau.

 À Terrebonne, deux lecteurs optiques ont initialement été installés en parallèle afin que chacun reçoive la moitié du flux de matière dite « 2D » (principalement des fibres) sortant des séparateurs balistiques. Rappelons que ces derniers effectuent une ségrégation basée sur la forme des items et que tout ce qui est plat prend une direction alors que les volumes, donc le « 3D » comme les contenants, en empruntent une autre. Il s’agit d’une première étape de tri efficace mais loin d’être parfaite puisque bien des items, telle une bouteille d’eau aplatie, peuvent se comporter comme du 2D dans cet équipement. Entrent alors en jeu les lecteurs optiques qui se chargent d’éjecter tout ce qui n’est pas de la fibre et ainsi réduire au minimum la présence de contaminants.

Toutefois, lors d’un bris d’équipement qui a forcé l’usine à n’utiliser qu’un seul lecteur optique, l’équipe de Terrebonne a réalisé que ceux-ci avaient une capacité de production inexploitée de près de 50 %. L’idée est donc venue de reconfigurer le chemin de cette portion de tri pour que la totalité de la matière passe en cascade d’un lecteur optique à l’autre, bénéficiant ainsi de deux passages plutôt que d’un seul. L’efficacité des lecteurs optiques grimpe ainsi à plus de 95 %. Des trieurs se chargent ensuite de faire une inspection de la matière pour en retirer les derniers contaminants.

Du côté de Gatineau, ce sont les lecteurs optiques de contenants qui connaîtront des changements. En ce moment, un premier lecteur optique éjecte le plastique #1 (PET) alors que le deuxième s’occupe de retirer les fibres qui ont suivi la matière 3D à la sortie des séparateurs balistiques. Ce qui n’a pas été éjecté passe ensuite entre les mains des trieurs qui retirent tout ce qui est valorisable.

La modification proposée consiste à ajouter une deuxième barre d’éjection au lecteur optique qui éjecte les fibres afin d’en faire un lecteur optique à double éjection : d’un côté les fibres, de l’autre les contenants de plastique #2 (HDPE) et la balance sur un convoyeur où la matière restante sera inspectée par les trieurs. L’ajout de cette étape de tri mécanique pour les contenants est une action de plus visant à diminuer notre taux de rejet.

Dans les deux cas, le retour sur l’investissement de ces projets ne sera que de quelques mois. Ils nous permettront également de gagner un peu d’autonomie en cette période de pénurie de main-d’œuvre puisque ces améliorations remplaceront quelques postes de trieurs que, pour le moment, nous parvenons uniquement à combler en faisant appel à des agences de placement. Nous aurons certainement des résultats tangibles à vous partager très prochainement sur ces deux projets.

Publié le 15 février 2021
Article tiré du Tricentris Express de février 2021. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet.