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Machinex industrialise une idée de Tricentris

C’est à Lachute que tout a commencé. En 2016, notre directeur d’usine, monsieur Michel Cadorette, et son équipe ont imaginé, développé et installé un équipement pour capter les nombreux sacs de plastique qui se retrouvaient sur les lignes de fibres. Une technologie autrefois inexistante dont les centres de tri avaient pourtant bien besoin.

Après avoir testé ce prototype, l’équipe a convenu qu’une mise à niveau industrielle en ferait un équipement encore plus fiable, résistant et performant. Tricentris a donc choisi de remettre son concept aux Industries Machinex Inc., équipementier de renom. C’est ainsi que depuis mai dernier, un récupérateur de sac nouveau et amélioré est en opération dans notre centre de tri de Terrebonne.

Comme son nom l’indique, cet équipement permet de retirer mécaniquement des sacs de plastique de la ligne de tri. Il est composé d’un cylindre rotatif muni de lattes en forme d’ailerons de requin. Ces derniers défilent à travers la matière à l’image d’un râteau dans les feuilles. Les crochets à l’extrémité des ailerons agrippent les sacs de plastique alors que les matières plus lourdes ou plus rigides continuent simplement leur chemin. Le mouvement de rotation remonte les prises vers une bouche d’aspiration et les sacs prennent directement le chemin de la réserve par tuyauterie aéraulique.

Le récupérateur de sacs est installé sur le convoyeur transportant les matières retirées des fibres et vient en renfort aux trieurs chargés d’épurer ces matières. Parmi celles-ci, on retrouve du carton, des déchets mais surtout, des sacs de plastique. Il faut savoir qu’au centre de tri, nous recevons environ 15 000 sacs de plastique par heure. Ce sont donc 250 sacs par minute qu’il faut capter! Auparavant, quatre des cinq trieurs sur cette ligne s’affairaient à intercepter les sacs. Maintenant, le récupérateur de sacs fait à lui seul 50 % du travail. Les trieurs doivent encore retirer des sacs mais ils peuvent aussi dorénavant se concentrer sur d’autres contaminants. « Conséquemment, on a remarqué une grande amélioration de la qualité des fibres mixtes que nous produisons » conclut monsieur Michel Gélinas, directeur de l’usine de Terrebonne.

Nous sommes très fiers de cette conception émanant de la créativité de notre équipe jumelée au savoir-faire de celle de Machinex. Il s’agit sans contredit d’un équipement qui contribuera à optimiser tous les centres de tri qui doivent faire face à cette profusion de sacs de plastique. Et, bien qu’il soit très efficace, il n’en demeure pas moins préférable au final que chacun veille à diminuer sa consommation de sacs de plastique. Dans la même lignée, Tricentris tient à saluer les initiatives de ses membres quant au bannissement des sacs de plastique sur leurs territoires.

Publié le 27 août 2019

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Les lecteurs optiques font leurs preuves

Installés sur la ligne des contenants en mai dernier à notre centre de tri de Lachute, les lecteurs optiques sont maintenant en opération depuis près de cinq mois. Dès juin, nous entrevoyions déjà d’importantes améliorations mais nous pouvons aujourd’hui vous présenter des données plus précises. Pour évaluer les quantités de matières recyclables supplémentaires triées par ces équipements, nous avons comparé les quantités et les revenus prévus au budget 2018, donc sans les lecteurs optiques, aux résultats actuels en ce début de mois d’octobre:

Plastique mixte : + 44,4 %
PET (plastique #1) : + 22,1 %
HDPE (plastique #2) : + 11,7 %
Revenus additionnels combinés pour ces trois produits : + 271 183 $

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Ces résultats découlent directement de l’implantation des lecteurs optiques puisqu’ils sont expressément programmés pour reconnaître et éjecter ces plastiques. Pour le PET seulement, vendu en moyenne à 375 $ la tonne, une augmentation de 22 % se traduit par des revenus supplémentaires de plus de 165 000 $.

Aluminium : – 11,3 %
Canettes d’aluminium : + 33,8 %
Revenus additionnels combinés pour ces deux produits : + 334 753 $

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Ici, la diminution de l’aluminium s’explique par le fait qu’auparavant, les canettes consignées se vendaient séparément tandis que les canettes non consignées étaient mêlées au reste des items en aluminium. Aujourd’hui, comme elles sont toutes regroupées dans la catégorie « canettes d’aluminium », il n’est donc pas alarmant de constater une baisse dans l’aluminium puisque les canettes non consignées en ont été soustraites.

Carton : + 22,1 %
News 6 : – 11,5 %
Revenus additionnels combinés pour ces deux produits : – 112 278 $

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Une portion du tri des contenants a été automatisée et des postes de travail, déplacés. Le nombre de trieurs sur la ligne de fibres a doublé, permettant à certains de se concentrer à retirer le plus de carton possible. Avec un prix de vente moyen de 172 $ la tonne, une augmentation de 22,1 % de carton rapporte plus de 360 000 $ additionnels. Pour le papier de grade News 6, il est normal de constater une baisse de revenus puisqu’un plus grand nombre de contenants et de carton sont retirés de la ligne de tri et vendus à leur juste valeur. En diminuant le taux de contaminants présents dans le News 6, on diminue automatiquement la quantité produite au final mais on augmente la qualité du produit et on dirige le carton vers les recycleurs locaux spécialisés.

« Suite à cet investissement de 2 millions pour l’installation des lecteurs optiques, nous prévoyons déjà, toutes matières confondues, des revenus supplémentaires de plus de 500 000 $ pour une première année d’opération. Tout ça sans recevoir ni traiter plus de matières. Il y a simplement plus de contenants retirés, et au bon endroit. Et au travers ces augmentations de revenus, la qualité s’est également avérée gagnante » conclut monsieur Michel Cadorette, directeur de l’usine.

Publié le 16 octobre 2018

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Lecteurs optiques : Et de 3!

Annoncé plus tôt cette année, l’investissement de 6,6 millions pour améliorer la qualité de nos fibres est maintenant complété. Installés à notre succursale de Terrebonne en mars dernier, puis en mai à Lachute, de nouveaux lecteurs optiques viennent tout juste de faire leur entrée à notre centre de tri de Gatineau.

À l’instar de ceux à Terrebonne, les lecteurs optiques de Gatineau sont programmés pour retirer les contaminants se trouvant dans les fibres à la sortie du séparateur balistique. Ces derniers assurent une première ségrégation des matières recyclables basée sur leur forme. Tout ce qui est plat (2D), principalement les fibres, est entraîné vers la sortie du haut du séparateur alors que ce qui a plus de volume (3D), comme les contenants, déboule vers le bas. Une bouteille d’eau écrasée ou un sac de plastique peut donc se comporter comme une feuille de papier et par conséquent, se retrouver à la mauvaise sortie du séparateur balistique. C’est à ce moment que les lecteurs optiques entrent en jeu! À l’aide de caméras et de buses d’air, les items qui n’auraient pas dû suivre le chemin des fibres sont reconnus, puis éjectés.

Avant l’ajout de cette nouvelle étape à la chaîne de tri, les fibres mises en ballot contenaient entre 7 % et 9 % de contaminants. Compte tenu des performances obtenues à Terrebonne avec les lecteurs optiques, les attentes sont élevées pour l’équipe de Gatineau comme l’exprime Stefan Lafleur, contremaître de maintenance: « Nous collaborons entre usines et nous savons que le taux de contamination des fibres produites à Terrebonne a diminué et qu’il est aujourd’hui à 1 %. Sachant que nous avons maintenant les mêmes équipements, nous sommes impatients de connaître les mêmes résultats. C’est encourageant et motivant, au point de se dire qu’on aimerait arriver à baisser ce chiffre encore plus et l’amener en dessous de 1 %. »

Bien que ces nouveaux équipements représentent une addition mécanisée pour notre chaîne de tri, aucun emploi n’a été coupé. Certains postes de travail dans l’usine ont plutôt été réaffectés et des trieurs se trouvent maintenant sur la ligne d’éjection des lecteurs optiques. Ils passent alors au peigne fin ce qui a été éjecté et redirigent le tout vers la bonne réserve ou ligne de tri.

« Les employés sont contents. Ils sont impressionnés et ils ont hâte de voir la différence. Il y a aussi un côté rassurant, et même une fierté, à travailler au sein d’une entreprise solide qui peut encore investir dans l’amélioration en période de crise. C’est une belle garantie de la continuité et de l’évolution de Tricentris » conclut monsieur Lafleur.

Publié le 5 septembre 2018