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Retour sur l’annonce de la réforme du système de collecte sélective

Le 11 février dernier, le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, monsieur Benoit Charette, a annoncé une modernisation du système de la collecte sélective. Cette modernisation propose que les entreprises qui mettent en marché des contenants, des emballages, des imprimés et des journaux soient responsables de leurs produits à chaque étape de leur cycle de vie. Il s’agit d’un principe déjà connu comme la Responsabilité élargie des producteurs, la REP. Afin de s’assurer de l’atteinte des objectifs de ce nouveau système de collecte sélective, un organisme reconnu par RECYC-QUÉBEC en assurera la gouvernance. Évidemment, plus de précisions suivront quant à l’impact de cette réforme sur le quotidien des centres de tri lorsque le plan de la modernisation sera défini.

Pour le moment, notons, parmi les objectifs de récupération et de recyclage fixés par cette modernisation, l’importance qui sera accordée à la qualité. En instaurant ainsi des critères de qualité communs à tous les centres de tri, des situations comme celle que nous avons vu à Montréal ne se produiront plus. Une telle standardisation aura pour effet de mettre tous les centres de tri sur un pied d’égalité concurrentiel. En travaillant tous dans la même direction et avec les mêmes exigences, les centres de tri du Québec pourront être reconnus, localement et mondialement, pour la qualité des matières produites et la constance de cette qualité.

Il en ressort également un souci de trouver des débouchés locaux. Même si c’est déjà le cas chez Tricentris pour le carton, le verre, le métal, le plastique et certaines catégories de papier, l’objectif demeure ultimement de tout vendre localement. Les centres de tri pourront ainsi être moins captifs des marchés d’exportation et nos recycleurs locaux, moins dépendants des importations. Les ventes locales entraîneront aussi la traçabilité des matières, permettant ainsi de savoir où est acheminée la matière et en quoi elle sera transformée.

Bien sûr, Tricentris souscrit aux enjeux de qualité et de marchés locaux inclus dans cette réforme annoncée puisque ces principes guident déjà les décisions et les actions de l’organisme.

Un autre volet intéressant proposé par la responsabilité élargie des producteurs est celui de l’écoconception. Il est normal de vouloir améliorer les centres de tri et développer les marchés locaux. Mais encore faut-il que les produits qui se retrouvent en magasin puissent faire partie de cette grande roue qu’est le recyclage. En s’assurant que les contenants, les emballages et les imprimés soient fabriqués de matières acceptées par la collecte sélective et surtout, pour lesquelles il y a des débouchés, nous ne pouvons pas faire fausse route. Exiger qu’un pourcentage de contenu recyclé soit utilisé lors de la production des contenants, emballages et imprimés contribuera également à faire tourner cette roue.

Ces mesures, illustrant une volonté d’hausser le taux de recyclage, démontrent également un besoin primordial de participation et d’implication de la part de tous les acteurs de l’industrie, du début à la fin de vie d’un contenant, d’un emballage ou d’un imprimé. Tricentris est évidemment pour l’amélioration de la collecte sélective au Québec et de ce fait, mettra son expertise au service de la communauté et collaborera avec toutes les instances et parties prenantes au projet.

Publié le 26 février 2020
Article tiré du Tricentris Express de février 2020. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet.