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Les plastiques biodégradables : dans le bac ou non?

De plus en plus de contenants et d’emballages de plastiques dits « biodégradables » se retrouvent sur les tablettes et plusieurs se demandent quoi en faire après leur utilisation. Peut-on les mettre dans le bac de récupération? La question se pose car après tout, à première vue, ce sont des contenants de plastique. Mais malheureusement, au risque d’en surprendre plus d’un, la réponse est non. Car « biodégradable » n’est pas synonyme de « recyclable ».

Il peut sembler contradictoire de dire que ces contenants n’ont pas leur place dans le bac de récupération alors qu’ils sont souvent identifiés du ruban de Möbius et du #7. Surtout lorsque la charte des matières recyclables stipule bel et bien que les plastiques #7 vont au bac. Toutefois, contrairement aux plastiques #1 à #6 qui représentent tous un type précis de plastique (ex: #1 pour le polyéthylène téréphtalate, #2 pour le polyéthylène haute densité, et ainsi de suite), le #7 forme la catégorie « autres plastiques ». Elle regroupe donc un large éventail de plastiques différents et d’items multimatières et entraîne inévitablement son lot de nuances et d’exceptions. Il faut donc pousser un peu plus loin la réflexion avant de choisir le bon bac.

Il faut en premier lieu se pencher sur la nature même des contenants dits « biodégradables », leur composition, afin de comprendre pourquoi on ne peut les traiter au même titre que les autres plastiques. Il y a tout d’abord les contenants biosourcés, c’est-à-dire faits à base de matière végétale comme l’amidon de maïs. Ceux-ci sont en fait compostables. S’ils se retrouvent parmi les contenants de plastique, il sera impossible, lors du processus de recyclage, d’obtenir un résultat homogène puisque cette matière n’entrera jamais en réaction chimique avec les polymères, détériorant ainsi la qualité de la résine produite. Par contre, les contenants biosourcés sont les bienvenus dans le bac brun où ils pourront être compostés comme il se doit.

Puis, il y a les plastiques dits « dégradables » ou « oxobiodégradables » qui se fragmentent en particules de petites tailles. Dans ce cas, des additifs oxydants sont ajoutés à la résine lors de la fabrication du plastique pour en fragiliser la structure moléculaire. Le plastique ne se désagrège donc pas réellement. C’est le même plastique, en petits morceaux, qui va se décomposer au même rythme qu’un polymère normal. Encore là, l’intégration de tels plastiques dans la fabrication de résine de plastique recyclé n’est pas souhaitable car elle sera affaiblie par les propriétés oxobiodégradables du produit d’origine. Concrètement, cela signifie qu’un banc de parc en polyéthylène recyclé pourrait casser s’il y a présence de plastique oxobiodégradable dans la résine.

En somme, l’objectif n’est pas de faire le procès des matériaux dits « biodégradables », mais plutôt de faire la lumière sur le fait qu’ils ne vont pas dans le bac de récupération. Ils ne sont tout simplement pas faits pour être recyclés.

récupérateur de sacs

Un nouveau récupérateur de sacs à Lachute : PRISE 2!

récupérateur de sacsCe n’est pas la première fois que nous vous annonçons que nous avons un nouveau récupérateur de sacs à notre usine de Lachute. En fait, la première annonce en ce sens date du printemps 2016. C’est que l’idée pour cet équipement qui retire mécaniquement des sacs de plastique de la ligne de tri est d’abord née à l’interne, au sein de l’équipe de notre centre de tri de Lachute. S’ensuivi la réalisation et la mise en place d’un prototype développé avec l’aide de quelques collaborateurs. Prometteur? Certes. Une réponse à un besoin? Absolument! Mais disons simplement que notre spécialité demeure le tri.

C’est à me moment que Les Industries Machinex Inc., équipementier de renommée mondiale et partenaire de longue date de Tricentris, entre en jeu. L’an dernier, son équipe a jumelé avec brio notre concept à leur expertise afin de développer le nouvel équipement qui a été intégré à nos installations de Lachute au début du mois de mai.

Positionné au-dessus de la ligne des fibres, le récupérateur de sacs pige dans la matière sortante des séparateurs balistiques. À l’aide de ses griffes, il sillonne les fibres afin d’harponner les sacs de plastique qui s’y trouvent. Toujours en rotation, à l’image d’une grande roue, ces griffes captent et remontent les sacs qui sont ensuite menés devant un système de captation à l’air. Le tout est calibré de façon à ce que seuls les sacs de plastique vides soient aspirés.  Ce qui est trop lourd, comme un morceau de carton qui aurait pu être agrippé, retombera et poursuivra son chemin sur la ligne des fibres.

Déjà, le récupérateur de sacs fait ses preuves. À lui seul, il retire entre 3 000 et 3 500 sacs par heure, un peu plus de 50 sacs par minute soit l’équivalent d’un trieur rapide qui se concentre uniquement à cette tâche. « C’est certainement un bon équipement, bien conçu. Il est plus robuste, fiable et silencieux que le prototype que nous avions créé. Et jusqu’à présent, il ne semble pas nécessiter de beaucoup d’entretien. Il fait son travail et aide les trieurs dans le leur. C’est très positif! » raconte Michel Cadorette, directeur de l’usine de Lachute.

L’ajout de cet équipement s’inscrit dans notre volonté de toujours améliorer la qualité des ballots de fibres sortant de nos centres de tri. En retirant encore plus de sacs, on diminue automatiquement le taux de contaminants et nous en sommes tous gagnants. D’autant plus que la totalité des fibres produites à notre succursale de Lachute est dorénavant vendue à des recycleurs québécois. Les fibres sont donc consommées ici, triées ici et recyclées ici!

Publié le 18 juin 2020
Article tiré du Tricentris Express de juin 2020. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet.