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Tonnage traité depuis notre ouverture

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L’impact de la COVID-19 dans les bacs bleus

À ce temps-ci de l’année, nos usines se préparent à vivre un phénomène observé dans tous les centres de tri ; l’arrivée du printemps. Oui, l’équinoxe date déjà de près d’un mois mais les effets dans nos usines dépendent plus généralement de la météo et des activités des gens.

Cela étant dit, nos tonnages hebdomadaires affichent déjà les hausses printanières attendues normalement au mois de mai, sans que nous ayons pour autant commencé à recevoir les erreurs classiques associées au ménage du printemps. Alors, la pandémie et le confinement ont-ils un impact? Sont-ils responsables des quelques 200 à 300 tonnes de matières supplémentaires reçues par semaine, par succursale? Pour nos directeurs d’usines, cela ne fait aucun doute ; les gens sont à la maison, ils cuisinent plus, ils consomment plus.

À Terrebonne, Patrick Bergeron, directeur de l’usine, constate une augmentation du volume due à une grande présence de carton et de cartonette. « Les boîtes de céréales, de livraison et de commandes en ligne sont nombreuses. Visuellement, la matière ressemble à celle qu’on reçoit après les Fêtes. On a l’impression de recevoir beaucoup plus que 300 tonnes additionnelles parce que c’est de la matière volumineuse, qui prend de la place, mais qui n’est pas lourde. Même si le poids n’est pas là, le volume est impressionnant. »

Actualité_1De son côté, le directeur de l’usine de Lachute, Michel Cadorette, souligne le fait que les épiceries et les dépanneurs ont arrêté de reprendre les contenants consignés. « En temps normal, notre équipe remplit en moyenne 80 sacs de canettes par quart de travail. Mais depuis deux ou trois semaines, plusieurs personnes ont sans doute décidé de ne pas accumuler leurs canettes en attendant que les commerçants les reprennent parce que nous produisons maintenant au moins 120 sacs sur la même période ». Avec deux quarts de travail, il se fait alors minimalement 80 sacs de plus par jour. Comme ces derniers comptent en moyenne 500 canettes chaque, notre succursale de Lachute récupère donc aujourd’hui 200 000 canettes supplémentaires par semaine pour un total hebdomadaire de 600 000, soit une augmentation de 50 %.

Dans la même veine, Michel Smith, directeur de l’usine de Gatineau, remarque également une hausse des produits consignés. Dans les canettes, bien sûr, mais également dans les plastiques. Cette augmentation est toutefois moins notable puisque les bouteilles de boissons gazeuses sont triées avec les autres contenants de plastique #1, dont les bouteilles d’eau qui représentent la grande majorité du PET. Il ajoute : « Même si on ne caractérise pas notre PET, on peut facilement présager que les tonnages plus élevés découlent de ça. Les gens qui ont adopté le réflexe de mettre leurs canettes dans le bac bleu vont le faire aussi pour les bouteilles de plastique consignées. Ils savent que d’une façon ou d’une autre, elles seront recyclées et c’est ça qui est important. »

Recevoir de plus grandes quantités de carton, de canettes, de bouteilles de plastique et d’autres matières recyclables n’est pas un problème puisque nous sommes là pour ça. Toutefois, la vague du printemps reste à venir. Nous profitons donc de l’occasion pour rappeler la règle d’or de la collecte sélective : contenants, emballages et imprimés. En appliquant ce truc, les boyaux d’arrosage, les chaises de patio, les pelles brisées, les toiles et échelles de piscine et autres items du genre ne devraient plus jamais se retrouver dans le bac! Consultez plutôt votre municipalité pour connaître le service offert pour ces items.

Publié le 22 avril 2020
Article tiré du Tricentris Express d’avril 2020. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet.

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Recyclage des pellicules agricoles ; une réalité loin de la perception

Il y a quelques mois, nous annoncions que Tricentris entreprenait une étude de faisabilité visant la récupération des pellicules agricoles sur notre territoire. Nous répondions ainsi à nos administrateurs, eux-mêmes questionnés par leurs citoyens agriculteurs, demandant si Tricentris pouvait devenir une solution pour une meilleure gestion de ces matières.

Nous avons donc fait notre devoir et mandaté Cycle Environnement pour dresser un portrait de la situation : apprendre ce que les agriculteurs font de ces pellicules et ce qu’ils voudraient en faire, mais aussi, déterminer la quantité de matière en jeu dans le but de développer un scénario de collecte adéquat.

Pour ce faire, l’équipe de Cycle Environnement a concentré ses recherches sur les territoires des MRC Papineau et Mirabel. Tous les producteurs laitiers et bovins de ces deux MRC furent contactés : au total, 172 agriculteurs. Et contrairement aux quelques milliers de tonnes de plastique d’ensilage auxquels nous nous attendions, il appert que les quantités générées annuellement ne représentent qu’un maigre 43,5 tonnes pour ces 172 producteurs agricoles. Des résultats pour le moins surprenants qui ne pourraient pas être plus loin de ce que nous imaginions.

De plus, à l’aide du questionnaire développé par Cycle Environnement, nous avons identifié les méthodes de gestion actuelles du plastique et sondé la motivation des agriculteurs à participer à un éventuel projet de récupération. Malheureusement, 20% d’entre eux brûlent ces plastiques. Par contre, la moitié des agriculteurs rencontrés seraient prêts à faire quelques tâches pour permettre de les récupérer. Mais ici, le temps supplémentaire à investir, les changements d’habitudes à implanter ainsi que les coûts potentiels associés au projet viennent refroidir la motivation des participants.

Cela étant dit, il ne faut pas minimiser le problème. Il faut effectivement faire quelque chose pour ces plastiques. L’étude a fait ressortir le peu de tonnage mais aussi les efforts financiers, techniques, de transport et de main d’œuvre à déployer pour la mise en place d’une collecte de pellicules agricoles sur l’ensemble de notre territoire. Mais l’étude a également pointé vers une solution possible: la responsabilité élargie des producteurs (REP). Cette approche de gestion des matières résiduelles vise à transférer la responsabilité de la gestion de divers produits mis au rebut aux entreprises qui sont à l’origine de leur mise en marché[1]. Comme c’est déjà le cas pour les pneus et les ordinateurs, par exemple. Dans le cadre de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles, le gouvernement du Québec dresse ainsi une liste des produits désignés comme prioritaires dans le choix des nouveaux produits à être couverts par la REP.

Et selon le rapport synthèse publié en août 2015 par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), les plastiques agricoles s’inscrivent déjà dans les produits de priorité 1 à placer sous la REP. La solution passe peut-être par là?

Consultez ici l’intégralité de cette étude.

[1] Liste des produits prioritaires à designer sous la responsabilité élargie des producteurs. Rapport synthèse. MDDELCC, août 2015, p.1.