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Oui à la symbiose industrielle!

La symbiose industrielle se produit lorsqu’un réseau d’entreprises et de collectivités d’un même territoire sont maillées entre elles par des échanges de matières résiduelles, d’énergie et de ressources. Et c’est exactement ce que vient nous proposer Synergie Économique Laurentides (SEL). Cette initiative de la SADC des Laurentides, du CAE Rive-Nord et de la SADC d’Antoine-Labelle offre en fait une nouvelle filière à la gestion des matières résiduelles, une filière complémentaire aux centres de tri, au compostage, aux sites d’enfouissement, aux écocentres ou encore, aux friperies.

En activité depuis mai dernier, SEL met en pratique un concept bien simple : le déchet de quelqu’un peut être un trésor pour quelqu’un d’autre. Madame Karine Bourgeois, coordonnatrice en symbiose industrielle pour Synergie Économique Laurentides, explique : « Cela peut être aussi simple qu’une entreprise qui met beaucoup de boîtes de carton au recyclage. Une autre entreprise pourrait vouloir s’en servir pour faire de l’expédition au lieu d’acheter des boîtes neuves. Les gens n’osent pas toujours demander. Ce n’est pas naturel. Ou encore, ils n’ont aucune idée de ce qui se jette ailleurs. Nous sommes là pour ça, comme entremetteur, pour créer des liens. »  Dans les cas d’échanges qui seraient moins simples, SEL est appuyé par le Centre de Transfert Technologique en Écologie Industrielle. Des échantillons de différents produits peuvent y être analysés afin de déterminer s’ils répondent aux critères permettant leur réutilisation dans le procédé d’une autre entreprise.

La boucle des 3rv (réduire, réutiliser, recycler, valoriser) est à la base de tout. Lors des visites effectuées en entreprise, SEL regarde tout ce qui en sort, identifie les propriétés des matières et se demande comment cela peut être réutilisé. Si cela ne peut pas servir de nouveau à même l’entreprise, les produits sont alors intégrés à leur base de données. Le logiciel fait ensuite des liens entre ce qui est offert et ce qui est en demande et l’organisme contacte les parties concernées. Il est également possible de tout simplement soumettre ses offres et demandes à SEL afin de les faire inscrire dans la base de données. Toutes les entreprises de la région administrative des Laurentides peuvent participer sur une base volontaire. Les MRC d’Antoine-Labelle, d’Argenteuil, des Laurentides et des Pays-d’en-Haut, ainsi que la ville de Mirabel ont déjà confirmé leur adhésion au projet.

« C’est un projet extrêmement rassembleur comme on n’en voit pas beaucoup. Les entreprises des Laurentides sont très diversifiées. L’objectif est de régionaliser, de travailler en grande équipe et de diffuser la richesse. Ce n’est pas juste un partage de matière, mais d’expertise. La réussite de ce projet ne se fera pas seule, mais bien avec le bon vouloir de tous et chacun. » conclut madame Bourgeois.

Pour plus de renseignements, visitez synergielaurentides.ca.

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Une solution pour le styromousse

C’est bien connu, le styromousse est un mal-aimé dans les centres de tri. Il se défait en microbilles, se colle à toutes les matières et il est un contaminant imposant, surtout en cette période où les enjeux de qualité sont si importants. La solution pour le récupérer doit donc passer à l’extérieur des centres de tri. Et c’est là que Groupe Gagnon entre en jeu.

Situé à Prévost, Groupe Gagnon a tout d’abord débuté ses opérations dans le déchiquetage de documents confidentiels il y a huit ans. Cinq ans plus tard, voulant se diversifier et offrir un service à valeur ajoutée, l’entreprise s’est lancée dans le recyclage du styromousse. « Pour Groupe Gagnon, l’objectif était de valoriser une matière et non juste la cueillir et la revendre sur le marché. Tout a été développé afin d’atteindre soit une composante ou un produit fini ou soit une matière première qui sert ensuite à un produit fini » explique monsieur Gilles Venne, directeur général du Groupe Gagnon.

Selon monsieur Sylvain Gagnon, vice-président du Groupe Gagnon, « notre but était de cibler les produits orphelins qui sont problématiques et qui deviennent tout simplement un contaminant parce qu’ils sont mélangés à d’autres choses. » Pour ce faire, ils captent la matière à la source en récupérant le styromousse auprès d’organismes publics, parapublics, d’ICI, d’entreprises privées et même d’une quinzaine d’écocentres pour le volume résidentiel. La fréquence des collectes et le service sont personnalisés selon les besoins de chaque client.

Aux installations du Groupe Gagnon, le styromousse est traité et conditionné afin de transformer ce polystyrène très volatil en billes ou en poussière. Ces produits prennent ensuite la direction de deux principaux partenaires : Simax et Inject Styrene Technologie. Chez Simax, le polystyrène est intégré à une collection de mobilier urbain Écolo-Béton fait d’un béton allégé composé au minimum de 50 % de matière recyclée. Alors que du côté d’Inject Styrene Technologie, il se retrouve dans un procédé d’isolation par injection pour les sous-sols, murs et entretoits. Ces entreprises étant respectivement situées à Repentigny et à Saint-Lambert-de-Lauzon en Beauce, le cycle de deuxième vie pour le styromousse se fait donc entièrement au Québec. « Notre système d’éco-captation est directement axé sur l’économie circulaire. Nous prenons le polystyrène apporté à l’écocentre d’une ville par ses citoyens, nous le conditionnons et il peut ensuite être remis sous la forme d’un banc de parc installé dans cette même ville » ajoute monsieur Gagnon.

En 2018, Groupe Gagnon aura récupéré près de 300 tonnes de polystyrène. Si vous trouvez que 300 n’est pas un nombre si élevé que ça, pensez au poids du styromousse. Pour rendre la chose plus tangible, ils ont fait le calcul et pour représenter 300 tonnes de styromousse, il faudrait recouvrir la superficie de deux terrains de football sur 10 pieds de haut!

« En trois ans, nous sommes passés d’une équipe de 5-6 personnes à 30 aujourd’hui. Et comme on s’attend à doubler ou même tripler notre tonnage de matière traitée en 2019, c’est certain qu’on parle d’une dizaine d’emplois supplémentaires. En ayant une bonne connaissance du marché, du produit et de ses problèmes, c’est comme ça qu’on trouve des bonnes solutions » conclut monsieur Venne.

Pour plus de renseignements, visitez groupegagnon.net.

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UNE SOLUTION CONCRÈTE POUR LE RECYCLAGE DU VERRE; Tricentris enfin récompensé!

LACHUTE, QC, le 17 décembre 2018  Tricentris est très fier d’annoncer aujourd’hui que la poudre de verre est maintenant reconnue comme ajout cimentaire par le Groupe CSA. Cette nouvelle norme CSA-A3000 est accueillie comme une victoire et un privilège, mais aussi comme la consécration de près d’une décennie de travail acharné.

Depuis 2010, Tricentris est impliqué dans la valorisation du verre au Québec. C’est en collaboration avec la Société de valorisation et de commercialisation de l’Université de Sherbrooke (SOCPRA) et du professeur Arezki Tagnit-Hamou, de la Faculté de génie de l’Université de Sherbrooke, qu’a été développé cet écomatériau novateur. Produit depuis 2013 à l’usine de micronisation du verre de Tricentris à Lachute, la première usine en son genre en Amérique du Nord, le VERROX® est la seule poudre de verre faite à 100% de verre post-consommation provenant de la collecte sélective.

Tout en offrant une deuxième vie pour le verre du Québec, la poudre de verre permet d’améliorer les performances du béton en le rendant plus résistant et plus durable. Cet ajout cimentaire vient remplacer des parts de ciment dans les formulations de béton et peut être utilisé dans les trottoirs, les bordures, les pavés et le mobilier urbain, bref, toutes infrastructures où il y a du béton.

Bien qu’elle ait déjà été utilisée dans plusieurs réalisations municipales et projets de démonstration, l’introduction de la poudre de verre dans la norme CSA permet aujourd’hui de paver la voie vers son utilisation à très grande échelle. « Depuis 2013, les nombreux essais in situ réalisés avec le VERROX® dans les ouvrages ont contribué, par les résultats obtenus, à soutenir la normalisation de la poudre de verre » souligne monsieur Dominique Bégin, directeur de l’usine de micronisation du verre de Tricentris.

Chaque tonne de poudre de verre est composée de quelques 2000 bouteilles et contenants de verre. Et la valorisation de cette matière se poursuivra alors que Tricentris investira 1 million de dollars en 2019 pour l’achat de nouveaux équipements. L’usine de micronisation pourra alors doubler, voire tripler, la production de poudre verre afin de répondre à une demande exponentielle. Nul doute que Tricentris assume son rôle de leader dans la transformation du verre au Québec.

Publié le 17 décembre 2018

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Une solution locale pour les sacs de plastique

Chez Tricentris, nous mettons en ballots 2 500 tonnes de sacs de plastique annuellement. Comme il s’agit de l’une des deux seules matières que nous vendions en Chine, l’autre étant les fibres, elle fut aussi inévitablement touchée par les nouvelles restrictions d’importation des marchés chinois. Contrairement aux fibres, dont les ventes ont été redirigées vers d’autres recycleurs d’Asie, les sacs de plastique se sont accumulés dans nos centres de tri au point que nous avons dû recourir à l’entreposage dans l’attente d’une meilleure alternative. Tel que mentionné dans le Tricentris Express de février dernier, nous avions déjà 500 ballots de sacs de plastique entreposés en début d’année. Aujourd’hui, malgré les quelques voyages par mois trouvant preneur, ce nombre a doublé.

Notre patience sera toutefois bientôt récompensée. Non seulement une nouvelle usine de recyclage pour les sacs de plastique verra le jour, mais elle sera située pratiquement dans notre cour arrière! Modix Plastique Inc., une entreprise d’origine chinoise, s’installera à deux kilomètres de notre centre de tri de Lachute. Les équipements devraient arriver dès octobre et le début des opérations est prévu pour novembre prochain. L’équipe de Modix Plastique Inc. souhaite traiter entre 7 000 et 10 000 tonnes de sacs de plastique par année. Ces derniers, toutes couleurs mélangées, seront déchiquetés, lavés et transformés en petites pastilles de plastique rigides.

Rencontrée lors de sa récente visite à notre centre de tri, madame Lucie Li, directrice exécutive chez Modix Plastique Inc., nous explique ce qui a motivé ce projet d’usine: « Au cours des 25 dernières années, la Chine a importé 500 millions de tonnes de sacs de plastique. Le gouvernement a mis un terme à tout ça et plusieurs usines de transformation ont dû fermer en raison des restrictions. Nous avons donc vu l’opportunité, en s’installant au Canada, de venir combler le manque dans la chaîne d’approvisionnement, autrement brisée. » lucieli

En effet car, bien que produites ici, les pastilles de plastique recyclé prendront ensuite majoritairement la direction de la Chine. Elles serviront dans la fabrication de pièces de plastique pour des voitures, des ordinateurs, des électroménagers, du mobilier, des jouets et plus encore. Parce que bien que les autorités chinoises aient décidé d’arrêter l’importation de ce qu’elles considèrent être les « poubelles » des autres pays, la Chine demeure l’un des plus grands producteurs et exportateurs de biens de tous genres à travers le monde. Le besoin de matière première n’a pas changé, mais la forme sous laquelle elle peut entrer au pays fait toute la différence. La transformation des sacs de plastique produira une matière première prête à être utilisée dans divers procédés industriels qui, du fait de cette valorisation, se voit ouvrir la porte de l’exportation.

Il s’agit donc là d’une solution locale qui permettra de donner une deuxième vie à ces sacs qui, après une utilisation moyenne de 20 minutes, n’en mettent pas moins de 400 ans à se désagréger. Soyez donc assurés que nous suivrons de près l’évolution de ce projet!

Publié le 5 septembre 2018