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Ça y est! Nous les attendions avec impatience et ils sont enfin là. Les travailleurs en provenance du Mexique sont arrivés au soir du 21 septembre dernier. Le mot « enfin » prend ici tout son sens parce que notre responsable des ressources humaines, Julie Cleary, et la conseillère en ressources humaines à notre centre de tri de Terrebonne, Julie Therrien, travaillent sur ce projet depuis l’été 2019! Évidemment, la pandémie et tout ce qui en découle – le vaccin obligatoire approuvé par Santé Canada, la fermeture des aéroports et la fermeture des états mexicains – ainsi que la pénurie de logements auront ajouté complexité et délais à un dossier déjà, en soi, complexe. Mais notre équipe des RH a su relever toutes les embûches rencontrées en cours de route et grâce à leur ténacité, nous souhaitons aujourd’hui la bienvenue à 23 nouveaux employés d’un coup (46 nouvelles mains sur nos convoyeurs!). Notre équipe de Terrebonne a accueilli 10 d’entre eux alors que les 13 autres se sont joints à celle de Lachute.

L’histoire commence alors que Julie Cleary assiste à une table RH dans Argenteuil et y découvre les Journées Québec. Organisées par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), ces journées offrent des occasions à des travailleurs étrangers qui aimeraient obtenir un emploi au Québec. L’une d’elles visait justement le recrutement au Mexique pour de l’embauche en milieu industriel. Une fois Tricentris inscrit comme employeur pour cette journée, tout s’est enchaîné. « Nous avons reçu plus de 400 candidatures », explique madame Cleary. « Julie Therrien a fait un travail colossal pour analyser et classer les demandes, ainsi que le MIFI qui nous a appuyé pour faire ce premier tri », précise-t-elle. Les candidats doivent rencontrer les exigences d’Immigration Canada, suite à quoi ils obtiennent un permis de travail fermé et sont embauchés pour une période de deux ans. « D’où l’importance de l’intégration, de l’inclusion et de les accueillir comme il faut », ajoute madame Cleary.

Après 80 entrevues en vidéoconférence aux allures de speed-dating, réalisées avec l’aide d’un interprète fourni par le MIFI, les candidats ont été choisis. Une fois toutes les demandes acceptées par le MIFI et Services Canada, le sprint final fut sonné. En plus de trouver 23 billets d’avion sur le même vol pour qu’ils voyagent tous ensemble et s’assurer que les nouveaux employés avaient tous les papiers nécessaires, encore fallait-il leur trouver des logements abordables. « Pour nous, c’était important d’agir en bon père de famille et de bien les accueillir. On ne voulait pas les laisser se débrouiller seuls pour trouver des endroits où habiter et le nécessaire du quotidien. Nous avons travaillé fort, mais nous étions heureux de leur dire que nous avions des logements meublés qui les attendaient », explique Julie Cleary.

Pour y arriver, nous avons bénéficié d’une grande générosité de la région. Plusieurs employés ont donné des choses, beaucoup de gens ont répondu à un appel aux dons sur Facebook, le Club Lions de Lachute nous a offert du matériel amassé initialement pour des réfugiés ukrainiens qui ne sont finalement pas venus et certaines personnes nous ont même ouvert la maison d’un proche récemment décédé ou qui devait déménager dans plus petit. Lors d’une visite en groupe à la ressourcerie Recypro, nos nouveaux employés ont chacun reçu un sac avec la consigne qu’ils pouvaient le remplir de tout ce qu’ils voulaient, en plus de recevoir un bon d’achat de 20$ pour du surplus. L’équipe du magasin Dixon de Lachute nous attendait avec des applications de traduction pour aider nos employés à choisir leurs bottes de sécurité et des commis parlant l’espagnol chez Wal-Mart se sont assurés de les prendre en charge pour faciliter leurs emplettes. Julie Cleary ne s’attendait pas à une telle réponse. « Je n’en reviens pas de l’aide et de l’ouverture que nous avons reçues dans la région. On a vraiment ressenti un soutien énorme de notre communauté et ça fait chaud au cœur. »

N’oublions pas de mentionner également Marie-France Larose de la MRC d’Argenteuil qui a su toujours nous mettre en contact avec les bonnes personnes et Gabriel Garcia, responsable du Centre pour l’Immigration en Région (CIR), qui, en plus de nous avoir épaulé tout au long du processus, nous a offert des cours d’espagnol, nous a servi d’interprète à maintes reprises et aide aujourd’hui nos nouveaux employés à s’intégrer.

Dans les mois qui ont précédé leur arrivée, les 23 candidats nous ont surpris par leur motivation. Certains ont pris des cours de français, d’autres ont fait des recherches sur le recyclage et plusieurs se sont abonnés à notre page Facebook. Ils se sont aussi créé un groupe WhatsApp, une plateforme de messagerie instantanée, dans lequel ils ont appris à se connaître avant de vivre cette expérience ensemble. Même nos deux Julie des ressources humaines se sont greffées au groupe pour communiquer plus rapidement et directement avec eux.

Les commentaires sont unanimes : ça se passe merveilleusement bien! « Ils sont super motivés et très curieux. Ils sont aussi conscients et reconnaissants des efforts que nous avons déployés pour les faire venir ici. Ce sont de bons travailleurs, avec une attitude positive et dynamique, qui semblent déjà avoir Tricentris à cœur. C’est certain que c’était un processus complexe, un marathon avec plusieurs obstacles qui ont pu en faire douter certains quant à la concrétisation du projet. On s’est acharnées et ce qu’il faut en retenir, c’est que les résultats sont au-delà de nos attentes. Le jeu en valait vraiment la chandelle », conclut Julie Therrien.

Alors, vous comprendrez que le terme « travailleurs étrangers » ne s’applique pas à eux. Ce sont de vrais Tricentrissiens!

Publié le 17 octobre 2022
Article tiré du Tricentris Express d’octobre 2022. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet.

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Profil travailleurs étrangers

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