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TRICENTRIS_PAPIER

Édito – juin 2018

Frédéric

Qu’en est-il aujourd’hui?

 

Il est fort probable que je me répète. Il est possible que je radote. Du moins, il me semble. Alors, veuillez m’en excuser. J’ai l’impression de toujours revenir sur les mêmes sujets mais c’est notre quotidien depuis l’automne dernier de rassurer, de répondre aux même questions, de donner l’heure juste, de parler de « LA CRISE ».

Au moins, je ne vous dirai pas la même chose que ce que vous avez pu lire dans les journaux. Notre situation, tout comme celle de bien d’autres centres de tri au Québec, n’est pas aussi noire que le rapportent les médias.

Depuis maintenant un mois, nous vendons nos fibres produites à Terrebonne à plus de 100$ la tonne métrique. Il en sera de même pour Gatineau à partir du mois d’août. Le prix des fibres mixtes est également en hausse, se vendant aujourd’hui à 19$ la tonne. C’est peu, mais c’est 24$ de plus qu’en décembre dernier. Ceci, jumelé à l’augmentation des revenus qui découle de la hausse de la quantité des contenants triés à notre usine de Lachute, devrait nous amener près du point mort financier quelque part en septembre. Mais ne vendons pas la peau du papier avant de l’avoir trié!

La création de notre fonds de stabilisation s’est avérée providentielle pour nous. Il nous offre du temps et des moyens pour agir et réagir aux aléas du marché. J’encourage donc madame Isabelle Melançon, ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, à évaluer la possibilité d’obliger les centres de tri à mettre de côté un pourcentage de leur surplus afin de combler les creux du marché. Parce qu’aujourd’hui, la crise des marchés, qui n’aura duré en fait qu’un mois ou deux, s’est transformée en crise financière. Et si tous les centres de tri avaient ce fonds, nous n’en serions pas là aujourd’hui. J’ajoute au passage qu’un tel fonds réduit les taux d’emprunt et ajoute de la crédibilité au dossier financier de l’entreprise.

Il en va de même pour la qualité. Si la grande majorité des centres de tri s’en sortent bien, c’est que la qualité est au rendez-vous au Québec.

Et saviez-vous qu’à travers le Canada, c’est au Québec que la récupération coûte le moins cher? Saviez-vous également que c’est au Québec que l’on récupère le plus avec en moyenne 81 kg par habitant? Si ces statistiques avaient été répétées aussi souvent que les mauvaises le sont, la confiance du citoyen se serait accrue plutôt que de voir des doutes s’installer sur le système de collecte sélective.

Je crois sincèrement qu’il y aura un avant et un après crise. Et pour Tricentris du moins, l’après s’annonce bien.

Continuez de recycler, tels les applaudissements pour l’artiste, c’est notre pitance.

Frédéric Potvin,
Directeur général