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Encore plus de ventes locales

Chez Tricentris, le marché local est toujours favorisé. Tel que démontré par le passé, l’ensemble de notre carton, nos métaux, nos plastiques et notre verre est recyclé au Québec ou en Ontario. Ne restent que les fibres qui, faute d’acheteurs locaux, doivent majoritairement être envoyées à l’extérieur du pays. Mais récemment, la situation a évolué.

Déjà, le papier de bureau et le papier déchiqueté trouvent souvent preneur ici. Cependant, depuis quelques semaines, de nouveaux grades de fibres se sont ajoutés à la vente locale : le « hardpack » et le mixte.

À chaque semaine, ce sont maintenant quatre voyages de « hardpack » produits à notre centre de tri de Gatineau et six voyages de mixte sortant de notre succursale de Terrebonne qui ne prennent plus la direction du port mais se dirigent plutôt vers des papetières québécoises. Ce sont donc un peu plus de 200 tonnes de fibres qui s’ajoutent dorénavant à nos ventes domestiques hebdomadaires.

Une excellente nouvelle qui, en plus de diminuer les gaz à effet de serre associés au transport de ces matières, contribue à réduire le cercle de l’économie circulaire et se situe parfaitement dans la mouvance générale de l’achat local. Et puisque l’économie locale et l’environnement en bénéficient, nous en sommes tous gagnants.

Publié le 22 avril 2020
Article tiré du Tricentris Express d’avril 2020. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet.

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Opérer aujourd’hui

Catégorisé par le gouvernement en mars dernier comme offrant un service prioritaire, Tricentris et tous les centres de tri québécois ont reçu le feu vert pour maintenir leurs opérations dès le début du confinement. Il nous aura fallu avant tout s’adapter à une nouvelle réalité et c’est ce que nous continuons de faire quotidiennement avec les nombreux défis que cela représente.

À la recherche d’ÉPI

Il a beaucoup été question d’équipements de protection individuelle (ÉPI) dans les médias et principalement de la pénurie des masques N95. Mais saviez-vous que nos trieurs doivent utiliser ces masques depuis des années? Et que par conséquent, même si nous n’œuvrons pas dans le domaine de la santé, nous nous sommes retrouvés dans la même situation et que nos réserves se sont épuisées.

Même avant la pandémie du Coronavirus, le masque N95 était utilisé sur une base volontaire dans plusieurs sections des usines et obligatoire seulement dans certaines d’entre elles. Ces consignes visaient avant tout à protéger les employés des particules fines et des poussières. Toutefois, les nouvelles mesures établies par les instances gouvernementales imposent maintenant son port en tout temps, augmentant inévitablement notre consommation. Comme bien d’autres entreprises, nous avons dû jouer de tous nos contacts et nous tourner vers des alternatives conformes telles que les masques en élastomère et les KN95 (l’équivalent du N95, mais régit par les normes chinoises). Bien que nous priorisons ceux en élastomère puisqu’ils sont réutilisables, ils sont à leur tour une denrée rare. Les KN95 font donc l’affaire pour le moment. L’approvisionnement en masques nous aura certainement tenu en haleine à quelques reprises au cours des derniers mois.

Les nouvelles recommandations suggèrent également le port d’une blouse de travail ou d’un survêtement. Il s’agit d’une mesure de sécurité supplémentaire que nous avons voulu mettre en place dès que possible mais comme la demande générale pour cet équipement est trop grande, nous n’avons toujours pas reçu les nôtres.

Mission recrutement

La pénurie de main-d’œuvre est déjà une problématique avec laquelle nous jonglons depuis quelques années. Non seulement les offres d’emploi ne manquent pas de façon générale, mais dernièrement, la compétition est également venue de la PCU. Avec cette prestation canadienne d’urgence, des gens se sont retrouvés avec l’option de travailler pour gagner une paie ou de rester à la maison moyennant une diminution de revenus. Une opportunité qui peut sembler alléchante et qui peut motiver une personne à temporairement suspendre sa recherche d’emploi pour diverses raisons. Notre bassin d’employés potentiels, déjà restreint, a donc rétréci. Suite à diverses offensives de recrutement, nous avons tout de même réussi à attirer quelques vaillants candidats.

En plus d’avoir besoin de joueurs supplémentaires, la fermeture des écoles et des services de garde, les confinements préventifs, ou encore la peur et l’anxiété en lien avec la pandémie nous ont couté temporairement plusieurs membres de nos équipes régulières.

« Malgré les difficultés liées à l’embauche, j’ai tout de même constaté beaucoup d’entraide dans la communauté. La MRC d’Argenteuil et plusieurs autres entreprises ont relayé nos offres d’emploi, formant un grand réseau RH », tient à préciser Julie Cleary, responsables des ressources humaines chez Tricentris.

L’impact de la COVID-19

Nous connaissons tous les consignes préventives pour limiter la propagation de la COVID-19 et, dans tous nos établissements, ces consignes ont été mises en place. Nous avons toutefois constaté la complexité de respecter la distanciation physique de deux mètres dans certaines situations, comme lorsque sonne l’heure du lunch et qu’une trentaine d’employés prennent la direction de la cafétéria. Pour assurer l’éloignement, nous avons dû condamner plus de la moitié des places assises. Impossible alors d’accueillir tout le monde en même temps et une réorganisation s’imposait. Toutes les pauses et repas se font donc maintenant en rotation sur trois groupes.

Afin de maintenir notre production dans ces nouvelles conditions, nous avons modifié quelque peu nos opérations : plutôt que d’arrêter complètement l’usine pendant que tous les employés sont en pause comme nous le faisions auparavant, nous abaissons maintenant les vitesses pour continuer à rouler avec un tiers de l’équipe en moins, sans toutefois sacrifier la qualité.

De façon préventive, nous faisons aussi appel à des compagnies spécialisées dans l’assainissement des lieux. À raison de quelques fois par semaine, leurs équipes viennent désinfecter l’ensemble des postes de travail, des espaces communs, des aires de repos et des bureaux dans nos centres de tri. À l’aide d’un pulvérisateur, un produit désinfectant tuant 99,99 % des pathogènes et bactéries est appliqué sur toutes les surfaces.

En grande quantité

En centres de tri, nous reconnaissons l’arrivée du printemps par une hausse temporaire de 20 % à 25 % des matières recyclables entrantes. Normalement attendu pour le début de mai, ce phénomène s’est produit un mois plus tôt cette année car le confinement a forcé bien des gens à rester à la maison. Ils ont consommé davantage, ont eu le temps d’entreprendre des projets et de faire du ménage.

Mais voilà, le printemps du centre de tri, lui, est ensuite arrivé comme prévu. De sorte que cette année, au lieu de connaître cette augmentation sur une période moyenne de six semaines, nous la vivons depuis presque trois mois. Pour vous donner une idée, il se remplit une trentaine de camions de collecte de plus par jour sur le territoire de Tricentris depuis le début de ce long printemps.

Nos centres de tri sont conçus pour opérer à un rythme allant de 20 à 25 tonnes à l’heure. Avec deux quarts de travail, entre 300 et 400 tonnes sont donc normalement traitées quotidiennement par usine. En ajoutant les quelques 20 % de matière supplémentaire que nous recevons, une sixième journée de tri est nécessaire pour maintenir le cap et nos trieurs sont donc appelés à faire du surtemps. Nos équipes redoublent donc réellement d’efforts en cette période d’abondance de matière.

Les marchés dans tout ça

La pandémie et les mesures de confinement mises en place presque partout sur la planète ont eu un effet direct sur l’activité économique. Et la mise à l’arrêt forcé de plusieurs entreprises a fait craindre aux fabricants d’emballages une importante diminution des ventes avec comme conséquence que les prix des fibres sont demeurés bas. Par contre, beaucoup de centres de tri en Amérique du Nord ont dû fermer leurs portes pendant cette période par manque d’employés ou incapacité à respecter les mesures de distanciation. Ces fermetures ont généré une crainte en matière d’approvisionnement chez les papetières et le marché des fibres s’est emballé. Pendant quelques semaines, nous avons vu les prix monter et avons entretenu un espoir pour la reprise des marchés. Ce fut malheureusement de courte durée. Le prolongement de la fermeture temporaire de plusieurs entreprises et commerces a privé les papetières d’acheteurs de produits finis. Elles se sont donc ravisées rapidement et ont réajusté leurs achats à la baisse.

Aujourd’hui, le marché est retombé en demeurant toutefois quelque peu au-dessus de ce qu’il était avant la pandémie, mais il reste encore bien loin de ce qu’il a déjà été.

Côté plastique, comme celui-ci est composé de pétrole, il suit la même tendance. La résine de plastique vierge est maintenant moins onéreuse que le plastique recyclé, de sorte que ce marché connaît des bas historiques.

En conclusion

Retenons ici la résilience des centres de tri du Québec. Tout comme nombre d’entreprises et d’organismes québécois, nous nous adaptons, réinventons et continuons à œuvrer quotidiennement au traitement des matières recyclables reçues. Sans aucun doute, du positif émanera de tous ces défis. La créativité, la débrouillardise et la volonté démontrées par notre équipe au cours des derniers mois, et encore aujourd’hui, nous permettent de continuer d’avancer fièrement et de toujours mieux vous servir.

Publié le 18 juin 2020
Article tiré du Tricentris Express de juin 2020. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet.

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Profil Tricentris

Historique

Tricentris est un organisme à but non lucratif issu du regroupement, à la fin des années 1990, de 44 municipalités ayant décidé de prendre en main la gestion de leurs matières résiduelles.

Avec un premier centre de tri à Lachute en 1997, la famille s’agrandit avec ceux de Terrebonne et de Gatineau, respectivement en 2007 et 2011, ainsi qu’un siège social en 2009 et une usine de micronisation du verre en 2013. Pour donner vie à tout ça, Tricentris peut compter sur une équipe de 225 employés.

Desservant aujourd’hui plus de 200 municipalités membres ou clientes, Tricentris est la plus importante organisation de tri au Québec. Chaque année, l’entreprise reçoit, trie et met en marché quelques 200 000 tonnes métriques de matières recyclables recueillies auprès de 1,7 million de citoyens des Laurentides, de l’Outaouais, de la Montérégie, de Lanaudière et de l’Abitibi-Témiscamingue. Le contenu du bac bleu d’un foyer québécois sur quatre est donc acheminé et traité dans nos centres de tri.

Depuis sa création, Tricentris accomplit avec fierté et détermination sa mission :

  • Offrir à nos membres le meilleur service au meilleur coût possible
  • Devenir un véritable outil de développement régional
  • Agir en accord avec les fondements du développement durable et défendre ses principes

Tricentris contribue donc à la fois aux aspects environnementaux, sociaux et économiques de l’évolution régionale, mais renforce également sa position d’incontournable dans la gestion des matières résiduelles au Québec en proposant une nouvelle approche dans la valorisation du verre recyclé avec son usine de micronisation.

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Une grande famille

Trois volets constituent la réussite de Tricentris : son équipe d’employés, son conseil d’administration et ses municipalités. C’est ensemble, unis dans un objectif commun, que nous pouvons avancer.

Dès le départ, nous ne pourrions être en opération sans le soutien et la confiance des municipalités qui font appel à nous pour le traitement de leurs matières résiduelles. Ayant passé de 44 municipalités desservies à plus de 200 en une quinzaine d’années, il faut croire que nous sommes nombreux à partager la même vision.

Ces dernières sont très impliquées dans l’organisme. Notre conseil d’administration est d’ailleurs formé de 24 représentants du milieu municipal. Découvrir le conseil d’administration

Puis, au quotidien, il s’agit de son équipe de 225 employés qui s’affaire au succès de Tricentris. Très diversifiée, elle est composée de directeurs d’usines, de contremaîtres, de chefs d’équipes, de mécaniciens, d’opérateurs, d’une équipe de ressources humaines, de chargées de projets, de secrétaires-réceptionnistes, d’une coordonnatrice aux ventes, d’un représentant, d’une équipe de finance, d’un directeur général, d’une adjointe administrative mais aussi et surtout, de trieurs.

Puisqu’ils sont le cœur de tout notre système et que sans eux, Tricentris ne peut fonctionner, notre organigramme est inversé. Les trieurs s’y retrouvent au sommet et illustrent la réalité des centres de tri. Consulter l’organigramme

Tricentris

Le logo

Né sous le nom de la Corporation Régionale du centre de tri – CFER, ce n’est qu’en 2004 que l’organisme fût rebaptisé tel qu’on le connaît aujourd’hui, Tricentris. Ce changement s’accompagne également d’un nouveau logo lourd de sens :

  • Une main, l’outil de travail le plus précieux de nos trieurs;
  • Une main brandie, nous rappelant qu’il faut freiner le gaspillage des ressources naturelles;
  • Une empreinte de main, afin de laisser notre trace et de faire la différence, pour un environnement plus sain;
  • Une main portant en son cœur un arbre, épargné grâce au recyclage
  • Une main et ses doigts, invoquant les cinq matières recyclables acceptées au centre de tri;
  • Une main évoquant l’entraide, le travail d’équipe et la force qui émane de notre union pour une même cause.
  • Télécharger ici le logo
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Organigramme

Organigramme Tricentris

Les membres du CA

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Logo Tricentris

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L’impact de la COVID-19 dans les bacs bleus

À ce temps-ci de l’année, nos usines se préparent à vivre un phénomène observé dans tous les centres de tri ; l’arrivée du printemps. Oui, l’équinoxe date déjà de près d’un mois mais les effets dans nos usines dépendent plus généralement de la météo et des activités des gens.

Cela étant dit, nos tonnages hebdomadaires affichent déjà les hausses printanières attendues normalement au mois de mai, sans que nous ayons pour autant commencé à recevoir les erreurs classiques associées au ménage du printemps. Alors, la pandémie et le confinement ont-ils un impact? Sont-ils responsables des quelques 200 à 300 tonnes de matières supplémentaires reçues par semaine, par succursale? Pour nos directeurs d’usines, cela ne fait aucun doute ; les gens sont à la maison, ils cuisinent plus, ils consomment plus.

À Terrebonne, Patrick Bergeron, directeur de l’usine, constate une augmentation du volume due à une grande présence de carton et de cartonette. « Les boîtes de céréales, de livraison et de commandes en ligne sont nombreuses. Visuellement, la matière ressemble à celle qu’on reçoit après les Fêtes. On a l’impression de recevoir beaucoup plus que 300 tonnes additionnelles parce que c’est de la matière volumineuse, qui prend de la place, mais qui n’est pas lourde. Même si le poids n’est pas là, le volume est impressionnant. »

Actualité_1De son côté, le directeur de l’usine de Lachute, Michel Cadorette, souligne le fait que les épiceries et les dépanneurs ont arrêté de reprendre les contenants consignés. « En temps normal, notre équipe remplit en moyenne 80 sacs de canettes par quart de travail. Mais depuis deux ou trois semaines, plusieurs personnes ont sans doute décidé de ne pas accumuler leurs canettes en attendant que les commerçants les reprennent parce que nous produisons maintenant au moins 120 sacs sur la même période ». Avec deux quarts de travail, il se fait alors minimalement 80 sacs de plus par jour. Comme ces derniers comptent en moyenne 500 canettes chaque, notre succursale de Lachute récupère donc aujourd’hui 200 000 canettes supplémentaires par semaine pour un total hebdomadaire de 600 000, soit une augmentation de 50 %.

Dans la même veine, Michel Smith, directeur de l’usine de Gatineau, remarque également une hausse des produits consignés. Dans les canettes, bien sûr, mais également dans les plastiques. Cette augmentation est toutefois moins notable puisque les bouteilles de boissons gazeuses sont triées avec les autres contenants de plastique #1, dont les bouteilles d’eau qui représentent la grande majorité du PET. Il ajoute : « Même si on ne caractérise pas notre PET, on peut facilement présager que les tonnages plus élevés découlent de ça. Les gens qui ont adopté le réflexe de mettre leurs canettes dans le bac bleu vont le faire aussi pour les bouteilles de plastique consignées. Ils savent que d’une façon ou d’une autre, elles seront recyclées et c’est ça qui est important. »

Recevoir de plus grandes quantités de carton, de canettes, de bouteilles de plastique et d’autres matières recyclables n’est pas un problème puisque nous sommes là pour ça. Toutefois, la vague du printemps reste à venir. Nous profitons donc de l’occasion pour rappeler la règle d’or de la collecte sélective : contenants, emballages et imprimés. En appliquant ce truc, les boyaux d’arrosage, les chaises de patio, les pelles brisées, les toiles et échelles de piscine et autres items du genre ne devraient plus jamais se retrouver dans le bac! Consultez plutôt votre municipalité pour connaître le service offert pour ces items.

Publié le 22 avril 2020
Article tiré du Tricentris Express d’avril 2020. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet.

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Les matières

Il y a 5 grandes familles de matières recyclables acceptées au centre de tri : le papier, le carton, le plastique, le métal et le verre. Découvrez en plus sur chacune d’elles.

Vous vous êtes déjà demandé qu’est-ce qui advenait de toutes ces matières?
Découvrez-le en visionnant la visite de notre centre de tri de Terrebonne.