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UNE SOLUTION CONCRÈTE POUR LE RECYCLAGE DU VERRE; Tricentris enfin récompensé!

LACHUTE, QC, le 17 décembre 2018  Tricentris est très fier d’annoncer aujourd’hui que la poudre de verre est maintenant reconnue comme ajout cimentaire par le Groupe CSA. Cette nouvelle norme CSA-A3000 est accueillie comme une victoire et un privilège, mais aussi comme la consécration de près d’une décennie de travail acharné.

Depuis 2010, Tricentris est impliqué dans la valorisation du verre au Québec. C’est en collaboration avec la Société de valorisation et de commercialisation de l’Université de Sherbrooke (SOCPRA) et du professeur Arezki Tagnit-Hamou, de la Faculté de génie de l’Université de Sherbrooke, qu’a été développé cet écomatériau novateur. Produit depuis 2013 à l’usine de micronisation du verre de Tricentris à Lachute, la première usine en son genre en Amérique du Nord, le VERROX® est la seule poudre de verre faite à 100% de verre post-consommation provenant de la collecte sélective.

Tout en offrant une deuxième vie pour le verre du Québec, la poudre de verre permet d’améliorer les performances du béton en le rendant plus résistant et plus durable. Cet ajout cimentaire vient remplacer des parts de ciment dans les formulations de béton et peut être utilisé dans les trottoirs, les bordures, les pavés et le mobilier urbain, bref, toutes infrastructures où il y a du béton.

Bien qu’elle ait déjà été utilisée dans plusieurs réalisations municipales et projets de démonstration, l’introduction de la poudre de verre dans la norme CSA permet aujourd’hui de paver la voie vers son utilisation à très grande échelle. « Depuis 2013, les nombreux essais in situ réalisés avec le VERROX® dans les ouvrages ont contribué, par les résultats obtenus, à soutenir la normalisation de la poudre de verre » souligne monsieur Dominique Bégin, directeur de l’usine de micronisation du verre de Tricentris.

Chaque tonne de poudre de verre est composée de quelques 2000 bouteilles et contenants de verre. Et la valorisation de cette matière se poursuivra alors que Tricentris investira 1 million de dollars en 2019 pour l’achat de nouveaux équipements. L’usine de micronisation pourra alors doubler, voire tripler, la production de poudre verre afin de répondre à une demande exponentielle. Nul doute que Tricentris assume son rôle de leader dans la transformation du verre au Québec.

Publié le 17 décembre 2018

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Les centres de tri disent non à la consigne du verre

Lachute, 29 janvier 2019, Depuis plusieurs années déjà, le débat portant sur l’instauration d’une consigne sur les bouteilles de vin revient de façon périodique dans les médias. Les données, les arguments et les points de vue demeurent les mêmes alors que pourtant, la situation entourant le recyclage du verre au Québec évolue constamment.

En tant que gestionnaires de centres de tri, nous qui sommes aux premières loges du traitement du verre, ne sommes-nous pas justement la source d’information la plus directe, et surtout, actuelle, pour faire le bilan de la situation? Rectifions et clarifions ensemble les mêmes mythes qu’on nous ressert sans cesse comme un vieux disque rayé.

Au même titre que le papier, le carton, le plastique et le métal, le verre est trié au centre de tri, séparé des autres matières et ne prend donc pas le chemin des rejets. Si nous voulions l’enfouir, les étapes et les équipements nécessaires au tri du verre seraient complètement superflus et Éco Entreprises Québec (ÉEQ) n’aurait certes pas investi autant pour le traitement de cette matière.

Le verre est ensuite envoyé, toutes couleurs mélangées, vers différents centres de valorisation. De plus, les cinq centres de tri participant au plan Verre l’innovation d’ÉEQ transforment le verre sur place en granulat. À eux seuls, ces cinq centres de tri valorisent près de 50 % du verre du Québec. Nous sommes donc bien loin du 14 % de valorisation qui circule dans les médias. Et pour cause, cette donnée remonte à 2012! En ces sept années qui se sont écoulées, le Québec est plutôt maintenant sur le point de devenir une référence mondiale pour la valorisation du verre. Pour preuve, plusieurs projets de recherche universitaire sont actuellement actifs, dont notamment celui du verre cellulaire et celui de l’ajout cimentaire, et sont partiellement financés par les centres de tri.

Il est faux de croire que les bouteilles de vin consignées pourraient être retournées vers leurs destinations d’origine. Il suffit de penser à tous les producteurs de vin qui existent à travers le monde. Nous avons donc affaire à un contenant à remplissage unique. À partir de ce moment, la consigne devient un simple moyen de transport, à la différence près qu’il est le plus dispendieux sur la planète. Quelques études planchent vers des frais d’implantation supérieurs au quart de milliard de dollars, sans compter les frais d’opération nécessaires au fonctionnement de plus de 400 nouveaux points de collecte de bouteilles vides. Tous ces coûts sont complètement inutiles puisqu’il s’agit d’implanter une collecte parallèle à la collecte sélective. Selon une caractérisation réalisée en 2015-2016 par RECYC-Québec et ÉEQ, 87% des bouteilles de vin sont récupérées par la collecte sélective. Pourquoi donc changer un système qui réussit si bien?

Et qu’en est-il des gaz à effet de serre? Une étude réalisée en 2015 par la société LIDD Intelligence Supply Chain soulève que la multiplication des déplacements automobiles, tant par les consommateurs que par les camions transportant les bouteilles récupérées par la consigne, représente une émission de 35 000 tonnes de CO2 supplémentaires par année. Au moment où il incombe de réduire substantiellement notre production de gaz à effet de serre, la consigne ne va-t-elle pas à l’encontre du réchauffement climatique alors que la collecte sélective offre plutôt une méthode comparable aux transports en commun?

Les centres de tri se questionnent. Qu’adviendra-t-il du verre restant, tel votre pot de cornichons ou de confiture non consigné, dans le bac de récupération? À lui seul, il ne pourra plus justifier aucun investissement et conduira inévitablement le verre à l’enfouissement.

Puis, il est important de ne pas mélanger les dossiers. La fermeture des marchés chinois ayant tant fait la manchette au cours des 15 derniers mois n’a aucun lien avec la présence du verre dans le bac de récupération. Il est faux de croire que les ballots de fibres sont contaminés par le verre. D’ailleurs, une étude de caractérisation réalisée en partenariat avec Cascades et la SAQ a permis de démontrer un taux de contamination par le verre de moins de 1 %, soit cinq fois moins que la limite permise.

On a longtemps prétendu que le débat de la consigne est émotif. Or c’est tout le contraire. Garder ce débat émotif sert l’intérêt de ceux qui utilisent des perceptions et non des faits. Pourquoi depuis tant d’années et depuis tant de gouvernements la consigne n’est toujours pas implantée au Québec pensez-vous? La consigne ne passe pas le test des faits. Exigeons-nous de notre gouvernement qu’il opère selon des perceptions ou selon des données bien réelles? Nos précédents ministres de l’environnement, les Arcand, Blanchet, Heurtel et Melançon ont résisté à la pression sociale et ont su gérer ce dossier « factuellement ». Nous croyons fermement que monsieur Benoit Charrette saura faire de même.

Ont signé, représentant plus de 434 000 tonnes de matières recyclables traitées annuellement au Québec, dont 62 050 tonnes de verre:

EBI Environnement Inc.: 30 000 tonnes de matières recyclables, dont 4 600 tonnes de verre

Groupe RCM Récupération Mauricie : 40 000 tonnes de matières recyclables, dont 5 000 tonnes de verre

Récupération Frontenac Inc. : 30 000 tonnes de matières recyclables, dont 3 000 tonnes de verre

Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie (RITMRG) : 4 000 tonnes de matières recyclables, dont 450 tonnes de verre

Société VIA : 115 000 tonnes de matières recyclables, dont 17 000 tonnes de verre

Tricentris : 215 000 tonnes de matières recyclables, dont 32 000 tonnes de verre

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SiliCycle et Tricentris s’unissent pour donner de la valeur au verre

Le 25 mars dernier, c’est avec une grande fierté que nous avons annoncé que Tricentris s’alliait avec RV² Technologies, une filiale du Groupe SiliCycle, pour la transformation du verre. Cette nouvelle entente totalise 100 millions $ sur une période de 20 ans, au cours de laquelle Tricentris fournira à RV² Technologies 30 000 tonnes de poudre de verre annuellement. Il s’agit probablement du plus gros contrat dans le verre jamais signé au Québec! Cette alliance permettra à elle seule de recycler plus de 25% de tout le verre issu de la collecte sélective du Québec. Comme quoi quand deux leaders de leur domaine respectif s’unissent, de grandes choses sont possibles.

SiliCycle offre depuis 1995 des produits et services de chimie fine et de purification basés sur la silice. Avec RV² Technologies, ils innovent en utilisant le verre récupéré pour extraire de la silice brute et des produits chimiques de haute valeur. À l’instar d’une mine de silice, le gisement de verre de Tricentris devient la source d’approvisionnement de RV² Technologies. Mais plutôt que de puiser une ressource naturelle, c’est le verre provenant des bacs de récupération des quelque 2 millions de Québécois desservis sur le territoire de Tricentris qui servira de matière première pour la production de silice précipitée. En plus d’être largement préférable à l’extraction minière, cette technologie permet de surcycler (upcycling) le verre en le transformant en un produit de qualité ou d’utilité supérieure.

La silice précipitée est une composante utilisée notamment dans les pneus, les peintures, les revêtements, les dentifrices, etc. Elle permet entre autres d’augmenter la résistance et la durabilité des produits dans lesquels elle est utilisée. Comme le verre est consommé au Québec, trié au Québec, conditionné au Québec, recyclé au Québec et revendu au Québec, il s’agit là d’un bel exemple d’économie circulaire.

« Je suis très heureux de la signature de ce contrat d’approvisionnement historique et essentiel. L’équipe de SiliCycle est composée de nombreux docteurs en chimie ayant fait leurs études et leur carrière avec ce super matériau qu’est la silice. Le verre, c’est de la silice. On navigue avec RV² Technologies, notre filiale, dans notre champ d’expertise et nous en sommes bien fiers.» a déclaré monsieur Hugo St-Laurent, président et chef de la direction de SiliCycle et président de RV² Technologies.

« Cette annonce est le fruit de près d’une décennie de travail, né d’une idée du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), ensuite reprise dans les laboratoires de SiliCycle pour l’améliorer. Le duo Tricentris-RV² Technologies apporte enfin une solution environnementale innovatrice et même exportable. » a ajouté monsieur Claude Pouliot, directeur général de RV² Technologies.

Le président de Tricentris, et maire de Lachute, monsieur Carl Péloquin, se réjouit également de ce dénouement. « Nos efforts en recherche et développement sont récompensés une fois de plus aujourd’hui et nous permettent d’offrir une nouvelle voie de recyclage pour le verre. Avec son projet d’usine de micronisation du verre, le conseil d’administration de Tricentris a su innover et adopter une attitude entrepreneuriale bénéfique pour l’organisme, ses membres et l’environnement. »  

L’alliance de RV² Technologies et Tricentris cadre parfaitement avec les priorités gouvernementales et son engagement envers la création de nouvelles filières de récupération et de débouchés, tel qu’exprimé lors du récent budget du gouvernement du Québec.

Finalement, cette annonce fût également présentée sous la forme d’une courte vidéo dynamique. Disponible sur YouTube, nous vous invitons à la visionner en cliquant ICI et à la partager et ainsi, participer à votre tour à la diffusion de cette bonne nouvelle pour le verre de la collecte sélective.