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L’usine de micronisation triple sa production

Les employés retiennent leur souffle à l’usine de micronisation. L’éclairage des lumières faiblit l’espace d’une seconde dans l’usine, le silence est complet. Le broyeur à boulets se met en branle. Le mardi 5 juillet 2022 marque un événement d’une importance capitale pour l’usine de Tricentris : le démarrage du second broyeur à boulets ! Et comme ça, quelques ajustements plus tard, la capacité de production de poudre de verre a doublé. Ce nouveau broyeur à boulets, aussi appelé broyeur à billes, possède en effet une capacité de production deux fois plus importante que celle du broyeur utilisé jusque-là.

Monsieur Dominique Bégin, directeur de l’usine de micronisation, explique que plusieurs tonnes de billes se trouvent à l’intérieur du gros cylindre qu’est le broyeur. Le verre à microniser y est alors ajouté et, grâce à la rotation du broyeur, les billes et le verre entrent en collision à répétition. C’est la somme de tous ces chocs qui permet de fracasser le verre en particules de plus en plus fines. Cette nouvelle addition à l’usine répond « à une demande de plus en plus importante pour de la poudre de verre, qui agira à titre de fer de lance pour l’usine et constitue la matière première pour différents produits. », explique monsieur Bégin.

C’est donc une étape importante pour l’usine de micronisation, peut-être la plus marquante depuis son ouverture en 2013. Celle-ci, construite sur le terrain adjacent du centre de tri de Lachute et du siège social, traite le verre récupéré de la collecte sélective suite au tri des matières effectuées à l’un des centres de Tricentris. En plus de la poudre de verre, utilisée comme agent cimentaire, d’autres produits de verre sont présentement commercialisés comme de l’abrasif projeté, des granulats décoratifs pour le béton et du sable de filtration.

Cette étape marque donc le début d’une nouvelle phase pour Tricentris qui a signé, avec l’entreprise québécoise SiliCycle, une entente de 100 millions sur 20 ans pour 30 000 tonnes de verre micronisé par année lorsque leur usine sera en opération. Cette entreprise fabriquera de la silice précipitée, une poudre blanche ultrafine qui entre dans la composition de multiples items comme des pneus, de la peinture, des revêtements, du dentifrice et d’autres articles, afin d’augmenter leur résistance et leur durabilité. L’usine de SiliCycle doit d’ailleurs être construite à Lachute d’ici peu.

La nouvelle production de poudre de verre à l’usine de micronisation de Tricentris permettra éventuellement la réalisation d’un autre projet d’envergure : la fabrication de verre cellulaire. Combinant à haute température la poudre de verre à un agent moussant, le verre cellulaire présente des propriétés mécaniques telles qu’il est utilisé principalement comme isolant thermique. Comme le verre, cet isolant est ininflammable et résistant à l’eau.

Le 5 juillet, les employés respirent à nouveau suite à la première mise en marche du nouveau broyeur. Le défi était quand même de taille : scindé en deux parties pour le transport, ce réservoir d’acier, pesant 12 tonnes à lui seul, a dû être assemblé sur place et ces deux sections, alignées à la perfection. La marge d’erreur tolérée est équivalente à l’épaisseur d’un cheveu ! Le défi est relevé, mais les manches le resteront aussi car les projets ne manquent pas. En fait, on pense déjà à la prochaine étape, soit continuer d’augmenter la production de poudre de verre en remplaçant le broyeur initial de l’usine.

Publié le 30 août 2022
Article tiré du Tricentris Express d’août 2022. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet.

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Contamination par le verre : Quasi nulle!

La contamination des matières recyclables par le verre dans les centres de tri ressort souvent dans les croyances et les préoccupations populaires. Et pour cause : le mouvement pro-consigne en fait depuis longtemps son cheval de bataille. De son côté, Tricentris a toujours maintenu que la présence du verre dans les autres matières était minime et que cela ne constituait pas une problématique pour la qualité de ses ballots. Aujourd’hui enfin, nous avons reçu, comme plusieurs autres centres de tri au Québec, des résultats concrets venant appuyer nos propos et permettant de mettre fin au débat.

En début d’année, RECYC-QUÉBEC commandait la caractérisation de différentes matières triées dans plusieurs centres de tri. Réalisées par le Consortium Écho-Logique, sous la supervision de la firme Houston Conseils, ces caractérisations ont eu lieu en mai, juin et juillet derniers chez Tricentris et ont permis de déterminer la composition exacte des multiples échantillons prélevés.

À défaut de ne pas avoir le rapport de caractérisation complet de RECYC-QUÉBEC sur le verre, nous pouvons tout de même partager les résultats partiels de nos trois centres de tri. Il faut noter que les matières sélectionnées pour la caractérisation varient d’un centre de tri à l’autre.

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Avec une présence moyenne de 0,3 %, il sera maintenant difficile d’argumenter que le verre contamine les autres matières au centre de tri. Ces résultats concordent également avec les études précédemment réalisées par Ni Environnement et Cascades ayant pour but le même objectif, soit de quantifier le verre dans nos ballots de fibres. Respectivement, elles avaient démontré des taux de verre de 0,14 % à 0,6 % et de 1,4 % à 0,6 %, selon les équipements en place au centre de tri, et donc bien en deçà du 3 à 5 % accepté par Cascades. Quand les chiffres parlent si fort par eux-mêmes, il n’est plus nécessaire d’en rajouter.

Publié le 16 octobre 2019